POLITIQUE
12/02/2020 17:42 EST

Langue de travail: le PQ dépose un projet de loi, le patronat est contre

Pascal Bérubé a affirmé qu’il est «humiliant» et discriminatoire pour un francophone qu’on exige de lui une connaissance d’une autre langue pour travailler au Québec.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
Pascal Bérubé (photo d'archives)

QUÉBEC — Le Parti québécois (PQ) a déposé mercredi un projet de loi pour renforcer le statut du français comme langue de travail, que le patronat a rapidement jugé superflu.

En vertu du projet de loi 591, un employeur devrait démontrer que la connaissance d’une langue seconde est nécessaire pour accomplir les tâches reliées à l’emploi et participer au milieu de travail. Le PQ a aussi ouvert la porte à un régime d’amendes pour les employeurs contrevenants.

En conférence de presse à l’Assemblée nationale, le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, a affirmé qu’il est «humiliant» et discriminatoire pour un francophone qu’on exige de lui une connaissance d’une autre langue pour travailler au Québec.

Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, le Conseil du patronat (CPQ) a rapidement réagi, ce qui est rare quand il s’agit d’un projet de loi qui est déposé par un parti d’opposition — donc qui a peu de chance d’être mis à l’étude par le gouvernement.  

Le CPQ soutient que le projet de loi vient ajouter une obligation non nécessaire. Selon le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, cette pièce législative ajouterait aux exigences des employeurs qui devront revoir l’organisation du travail, dans un contexte de rareté de la main-d’oeuvre.