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23/02/2021 13:17 EST | Actualisé 23/02/2021 20:13 EST

La vaccination pour la population générale commencera la semaine prochaine

Les personnes âgées de 85 ans et plus pourront prendre rendez-vous dès jeudi. Les aînés du Grand Montréal seront priorisés.

La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Les personnes âgées de 85 ans et plus pourront prendre rendez-vous dès jeudi pour avoir leur première dose d’un vaccin contre la COVID-19, a annoncé François Legault mardi en conférence de presse.

«L’espoir est là, on voit enfin la lumière au bout du tunnel», s’est réjoui le premier ministre lors du point de presse au stade olympique, qui sera l’un des lieux de vaccination de masse à Montréal. «D’ici quelques semaines, toutes les personnes vulnérables vont être vaccinées», a-t-il assuré.

La semaine prochaine, selon la recommandation de la santé publique, les vaccins seront administrés en priorité dans le Grand Montréal, région où le nombre de cas est encore le plus élevé. La semaine du 8 mars, ce sera au tour des personnes habitant dans les autres régions de la province.

Ce sont donc tous les aînés nés avant 1937 qui pourront prendre rendez-vous à compter de jeudi, peu importe la région.

Le premier ministre a invité les personnes concernées à s’inscrire via Internet en priorité, sur le site www.quebec.ca/vaccincovid, puisqu’il n’y aura pas d’attente pour prendre rendez-vous.

Cependant, ceux qui n’ont pas accès à Internet ou qui ne peuvent obtenir de l’aide pour prendrez leur rendez-vous pourront le faire par téléphone, au 1-877-644-4545.

C’est lors de l’injection de la première dose que les personnes vaccinées pourront prendre leur rendez-vous pour la deuxième dose.

Les aînés qui ne sont pas en mesure de se déplacer par eux-mêmes à leur rendez-vous pourraient avoir de l’aide de la part d’organismes communautaires, a déclaré le ministre de la Santé, sans donner plus de détails.

Poursuivre les efforts

Malgré cette bonne nouvelle pour la vaccination de la population, le premier ministre a averti les Québécois: il faut continuer d’être prudent dans le contexte actuel. D’abord, parce qu’il faut trois semaines avant que la première dose de vaccin fasse son plein effet, mais aussi parce que les cas liés aux nouveaux variants, plus contagieux, se multiplient dans la province.

«Si on ne fait pas attention, dans les prochaines semaines, on pourrait voir le nombre de cas exploser», a prévu François Legault.

Le ministre de la Santé Christian Dubé assure qu’il n’y aura pas plus de 90 jours entre l’injection des deux doses, et il espère que cela puisse être même plus rapide si le Québec reçoit plus de vaccins que prévu au cours des semaines à venir.

À l’heure actuelle, tous les usagers des CHSLD, la moitié des résidents en résidence pour aînés et près de 200 000 employés du réseau de la santé ont pu recevoir leur première dose.

Par ailleurs, 1000 vaccinateurs supplémentaires sont toujours recherchés, a indiqué Christian Dubé. Les personnes qui ont les qualifications nécessaires peuvent s’inscrire via le site Je Contribue et pourront être formées au cours des prochaines semaines.

La relâche, un «gros test»

Le premier ministre s’est dit préoccupé par la semaine de relâche, qui représente un «gros test». Le congé scolaire de mars pourrait entraîner une importante augmentation des cas si les Québécois adoptent la même attitude que pendant les Fêtes, en allant rendre visite à leurs proches. «On ne veut pas, personne, une troisième vague. Si les gens se voyaient comme ils se sont vus pendant le temps des Fêtes, c’est ce qui arriverait», a-t-il prévenu.

Mais si la situation continue de s’améliorer, d’autres assouplissements pourraient être annoncés prochainement, a évoqué le premier ministre. 

«Si ça continue à bien aller dans les prochaines semaines, on va être capable d’ouvrir, par exemple, les salles de spectacle, les lieux de culte et les sports à l’intérieur, mais on veut voir ce qui se passe avec la semaine de relâche, avec les variants», a-t-il précisé.

 

Pour visionner la conférence de presse:

Correction: Une version précédente de ce texte indiquait que les aînés nés avant 1936 pourraient prendre rendez-vous à compter de jeudi. Il faut plutôt lire «avant 1937». Les personnes nées en 1936 ou avant pourront prendre rendez-vous pour une première dose du vaccin.