POLITIQUE
04/05/2020 05:34 EDT

Justin Trudeau «ne sait pas» s'il enverrait ses enfants à l'école

De passage à «Tout le monde en parle», le premier ministre canadien a évité de prendre une position claire dans ce débat.

DAVE CHAN via Getty Images

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a déclaré “qu’il ne sait pas s’il enverrait ses enfants à l’école”, si ces ceux-ci fréquentaient un établissement du Québec.

Justin Trudeau a fait cette déclaration dimanche soir alors qu’il était le premier invité de l’émission “Tout le monde en parle”.

Dany Turcotte, le “fou du roi” qui coanime l’émission, a demandé au premier ministre s’il enverrait ses enfants à l’école s’il habitait le Québec.

Après avoir hésité, Justin Trudeau a répondu “je ne le sais pas” avant d’ajouter ”ça va être une décision extrêmement personnelle pour beaucoup de parents”.

Le premier ministre a expliqué que ses enfants fréquentent une école publique franco-ontarienne qui n’est pas sur le point de rouvrir, mais s’il devait prendre une décision, comme doivent le faire des millions de parents québécois, il regarderait “c’est quoi les dispositions dans l’école c’est quoi le plan, l’achalandage, les cours, qu’est-ce qu’ils font pour la salle de récréation? Les profs, comment ils se sentent”.

C’est tellement «tough» pour les parents.Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Il a ajouté qu’il prendrait cette décision, “probablement à la dernière minute.”

Justin Trudeau a également mentionné que “tous les sondages” démontraient que l’anxiété des parents était particulièrement élevée en cette période de pandémie.

Les écoles sont fermées depuis le 13 mars en raison de la pandémie de COVID-19.

Le processus de réouverture débutera avec les écoles primaires et les garderies le 11 mai, sauf dans le grand Montréal, où ce sera à compter du 19 mai.

Lundi dernier, le premier ministre François Legault a annoncé l’horaire de réouverture des écoles, assorti de conditions : par exemple, un maximum de 15 élèves par classe est prévu.

Ce retour à l’école est toutefois volontaire et aucun parent ne sera forcé d’envoyer ses enfants en classe, avait précisé le premier ministre.