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03/09/2019 14:52 EDT | Actualisé 03/09/2019 15:05 EDT

Londres nie les rumeurs sur le transfert d'un tueur d'enfant au Canada

Un porte-parole du ministère britannique de la Justice a déclaré que ces informations étaient «catégoriquement fausses».

Phil Noble - PA Images via Getty Images
James Bulger (photo) avait été battu à mort par Jon Venables et Robert Thompson en 1993.

TORONTO — Le gouvernement britannique dément les informations rapportées par des médias au Royaume-Uni selon lesquelles un meurtrier d’enfant serait envoyé au Canada afin de pouvoir refaire sa vie sous une autre identité.

La nouvelle avait fait réagir le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, dimanche. Il a écrit sur Twitter qu’il trouvait “perturbant que ce pédophile tueur d’enfant puisse venir au Canada”.

“Je ne le laisserais pas venir ici”, a-t-il ajouté. “Notre pays ne devrait pas être un refuge pour meurtriers, terroristes et pervers.”

Le tabloïd britannique “Daily Star” citait des sources non identifiées dans son reportage racontant que Jon Venables serait envoyé au Canada en raison du coût élevé nécessaire pour maintenir son identité confidentielle au Royaume-Uni. D’autres publications britanniques avaient relayé l’information en s’appuyant sur l’histoire du “Daily Star”.

“Cette histoire est catégoriquement fausse”, a écrit le porte-parole du ministère de la Justice du Royaume-Uni, Richard Mellor, dans une déclaration transmise par courriel à La Presse canadienne.

En 1993, un bambin de deux ans a été enlevé dans un centre commercial, puis battu à mort par Jon Venables et Robert Thompson, qui n’étaient alors âgés que de dix ans.

Les deux garçons ont été reconnus coupables de meurtre. Après avoir purgé une peine de huit ans de détention dans un centre pour criminels juvéniles, ils ont été libérés en 2001 sous de nouvelles identités. Une ordonnance judiciaire protège leur anonymat.

Jon Venables a depuis été condamné à nouveau, en 2010, cette fois pour une affaire liée à du matériel de pornographie juvénile. L’affaire avait relancé le débat au sein de la population britannique sur la décision de l’avoir libéré.

Le ministère canadien de l’Immigration a refusé de commenter ce dossier pour des raisons de confidentialité, indiquant qu’il ne pouvait révéler des informations sur un cas précis qu’avec le consentement de la personne concernée.

Toutefois, le ministère a fait savoir que certaines personnes sont considérées comme étant “inadmissibles” selon la loi canadienne sur l’immigration pour toutes sortes de raisons, dont celle de posséder un dossier criminel ou de représenter un risque pour la sécurité.

Rien n’indique que Jon Venables ait un quelconque lien avec le Canada.

Différentes versions de cette histoire circulent depuis des années. Plus récemment, en juin, la même histoire ciblait l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.