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21/08/2020 07:34 EDT

Joe Biden appelle à l'unification du pays dans son discours d'acceptation

«Ici et maintenant, je vous donne ma parole, si vous me confiez la présidence, je vais puiser le meilleur de nous, pas le pire.»

WILMINGTON, Del. — Joe Biden a promis d’unifier les États-Unis déchirés par les crises et le mépris, jeudi soir, au moment d’accepter officiellement la nomination à titre de candidat démocrate à la présidentielle. Il repart à la quête de l’ultime sommet d’une carrière politique étalée sur plus de trois décennies et marquée par des tragédies personnelles, des écueils politiques et de nombreux adversaires vigoureux.

«Ici et maintenant, je vous donne ma parole, si vous me confiez la présidence, je vais puiser le meilleur de nous, pas le pire, a déclaré Joe Biden. Je serai un allié de la lumière, pas de la noirceur.»

«Et ne vous méprenez pas, unis nous pouvons surmonter cette ère de noirceur en Amérique.»

Cette allocution représentait le plus important discours de la vie de Joe Biden qui, à 77 ans, deviendrait le plus vieux président élu s’il parvient à battre Donald Trump en novembre prochain. La convention démocrate s’est toutefois tournée vers la jeune génération, plus tôt dans la soirée, afin de galvaniser sa large coalition.

Tammy Duckworth, une sénatrice de l’Illinois ayant perdu ses deux jambes dans la guerre en Irak et qui élève deux jeunes enfants, a déclaré que Joe Biden représentait «la décence».

Cory Booker, neuvième Afro-Américain élu sénateur, a soutenu que Joe Biden croyait en la dignité de tous les travailleurs américains.

Et Pete Buttigieg, un ancien combattant ouvertement gai de 38 ans, a rappelé que Joe Biden s’était prononcé en faveur du mariage homosexuel lorsqu’il était vice-président avant même que le président d’alors, Barack Obama, ne le fasse.

D’abord et avant tout, M. Biden s’est concentré sur l’objectif d’unir la nation au moment où les Américains livrent une difficile bataille sanitaire contre la COVID-19, en plus des répercussions économiques qui en découlent et du réveil du combat pour la justice raciale. Tout cela pendant que le président sortant Donald Trump exacerbe les émotions des deux côtés.

Le ton positif du discours du candidat démocrate, jeudi soir, marquait une rupture avec les avertissements formulés par l’ancien président Barack Obama et les autres orateurs de la veille.

Le 44e président des États-Unis avait mis en garde contre l’effritement de la démocratie américaine en cas de réélection de M. Trump. La colistière de Joe Biden, Kamala Harris, avait également abordé l’enjeu racial sous un angle inaccessible pour lui.

Tout au long de la convention démocrate, le parti a brandi l’urgence collective d’agir contre les dangers de réélire Donald Trump à la présidence. En 2016, le parti l’avait négligé et parfois banalisé en tant que menace. Dans les jours qui ont précédé la nomination officielle de Joe Biden, le Parti démocrate a tenté de dépeindre le président sortant comme une menace existentielle à l’avenir du pays.

Derrière la mise en scène menant au discours très attendu du candidat Biden, la diffusion de la convention virtuelle visait à mettre en valeur la diversité du parti et de l’État qu’il entend diriger.