DIVERTISSEMENT
27/01/2020 12:50 EST

Joanie Gonthier livre un témoignage bouleversant au sujet de ses troubles alimentaires

«Je cachais de la nourriture, je mangeais, j’avais pris beaucoup de poids en peu de temps, j’étais encore plus déprimée, plus insécure...»

Instagram/joanie_gonthier

Joanie Gonthier était sur le plateau de Deux filles le matin, ce lundi 27 janvier, pour prendre part à une émission consacrée aux troubles alimentaires.

La jeune femme avait fait une sortie percutante en décembre dernier dans les pages du magazine Urbania, par l’entremise de laquelle elle avait révélé souffrir de nombreux troubles alimentaires depuis plusieurs années, allant de l’anorexie à la boulimie, en passant par l’hyperphagie.

Joanie Gonthier a effectué un survol de ses déclarations, qui en avait surpris plus d’un, en revenant à la source du problème.

«Vers l’âge de 5 ou 6 ans, je me souviens m’être levée un matin en panique, puis j’ai couru à la salle de bain de mes parents, j’ai sorti la balance, je me suis pesée. Je ne me souviens même pas de ce que j’ai vu, si c’était gros ou pas pour mon âge, mais je me souviens d’avoir soupiré, d’avoir été soulagée», a-t-elle déclaré d’emblée.

La principale intéressée a poursuivi en expliquant qu’au début de son adolescence, elle ne se mettait jamais en maillot de bain. Pour pouvoir se baigner avec ses amis, elle demandait à quelqu’un de la pousser dans l’eau «accidentellement» afin qu’elle puisse s’amuser dans l’eau toute habillée.

«Les gros problèmes ont commencé vers l’âge de 16, 17 ans. J’ai fait un premier régime. Ça m’a fait flirter avec l’univers de l’anorexie. J’ai perdu mes règles. Après un an, j’ai recommencé à manger. Et il n’y avait jamais assez de nourriture. Je suis tombée dans l’hyperphagie. Je cachais de la nourriture, je mangeais, j’avais pris beaucoup de poids en peu de temps, j’étais encore plus déprimée, plus insécure», a-t-elle poursuivi.

Après une phase d’anorexie qui a duré plusieurs années, Joanie Gonthier est retombée dans l’hyperphagie et la boulimie, mais en devant désormais composer avec les exigences du milieu professionnel.

«Le matin, j’étais heureuse, confiante, je parlais à tout le monde, je feelais le parfait bonheur juste à l’idée que j’allais pouvoir me lâcher lousse le soir dans la nourriture, a-t-elle révélé. Je passais des journées enfermée dans mon appartement. Je prenais toute la bouffe que je voulais pour la fin de semaine. Ça me coûtait incroyablement cher. J’étais seule, en pyjama, et j’y allais. Il y avait l’alcool, la bouffe, c’était vraiment du vendredi après-midi au samedi soir, mais des fois ça débordait sur le dimanche. Après ça, l’idée de rentrer au travail le lundi matin à 3 h, pour moi, c’était la panique.»

On ne parle pas assez de la dépendance qui est reliée aux troubles alimentaires.Joanie Gonthier

Présents sur le plateau à ses côtés, Simon Boulerice et Francisco Randez ont également fait le point sur leurs propres troubles alimentaires, à la grande surprise de la coanimatrice invitée, Sophie Lorain.

Cette dernière a d’ailleurs souligné avec justesse que ces maux avaient habité des personnalités publiques véhiculant pourtant une image très positive et inspirante par l’entremise de leur média respectif.

«Il faut accepter d’être vulnérable, et se dire : “J’ai un problème, je suis comme ça, ça ne va pas”. Il faut avoir le courage d’aller chercher de l’aide. Puis, en faisant tout cela, en acceptant d’être vu dans sa vulnérabilité, ça fait que nous-même, on se voit, on s’accepte, on est capable d’entamer les démarches. Après ça, on est capable de partager», a conclu Joanie Gonthier.

Deux filles le matin est diffusée du lundi au mercredi à 10h, sur les ondes de TVA.

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