POLITIQUE
08/03/2020 14:37 EDT | Actualisé 08/03/2020 14:51 EDT

Les jeunes péquistes revendiquent la fin du financement public des écoles privées

Au Québec, les écoles privées sont financées à hauteur de 40 pour cent par l’État.

The Canadian Press Images
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MONTRÉAL — Après un vif débat, les jeunes péquistes ont réclamé dimanche la fin du financement public des écoles privées.

Au Québec, les écoles privées sont financées à hauteur de 40 pour cent par l’État. Ainsi, une enveloppe de plus de 500 millions $ est distribuée chaque année dans les établissements privés.

Cet enjeu revient périodiquement en raison des problèmes de sous-financement des écoles publiques, mais il demeure un tabou chez une grande partie de la classe politique: il y a des écoles privées dans un très grand nombre de circonscriptions et de nombreux électeurs pour les défendre.

Réunis en congrès à Montréal, les membres de l’aile jeunesse péquiste ont finalement opté pour mettre fin au financement des écoles privées par l’État.

«Les contribuables ne devraient pas payer pour les choix des bourgeois», a lancé une jeune péquiste, qui a été applaudie par une partie de la salle.

Un autre militant favorable a fait valoir que la mission de service public de l’école n’était pas partagée par le réseau privé, même s’il est financé par des fonds publics.

«Si on coupe le financement, ça va être encore plus élitiste», a fait valoir un des militants opposés à cette position.

«Des parents qui font des sacrifices ne pourront plus payer l’école privée à leurs enfants. Ça va inonder les écoles publiques (en raison de l’afflux de nouveaux élèves).»

Un des candidats à la course à la direction du PQ, Sylvain Gaudreault, a accueilli avec prudence la prise de position des jeunes péquistes.

Présent pour écouter les débats, il a dit être ouvert et prêt à étudier cette proposition, sans nécessairement l’endosser tout de suite.

«Éviter la ségrégation, moi, je pense que c’est ça, le principe», a-t-il dit en mêlée de presse, au terme du congrès.

Dans un rapport volumineux, le Conseil supérieur de l’éducation avait déjà que l’école québécoise était déjà la plus inégalitaire au pays.