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12/08/2019 09:06 EDT

Le protocole n'aurait pas été suivi dans les moments avant la mort de Jeffrey Epstein

Il devait être surveillé par un gardien toutes les 30 minutes.

NEW YORK — Des membres du personnel d’un établissement de détention fédéral n’ont pas suivi les protocoles dans les moments qui ont précédé la mort de Jeffrey Epstein, selon ce que rapporte le New York Times.

Des gardes avaient la tâche de vérifier dans la cellule de Jeffrey Epstein toutes les 30 minutes, mais cela ne s’est pas produit la veille de son suicide, a déclaré un représentant de la loi au quotidien new-yorkais.

Le New York Times a parlé à cette source sous couvert de l’anonymat, et l’Associated Press n’a pu confirmer cette information.

Un représentant de la loi a également déclaré que Jeffrey Epstein était seul dans sa cellule après le transfert de son compagnon de cellule. Un responsable ayant connaissance de l’enquête a déclaré au New York Times que le ministère de la Justice avait pourtant été informé que Jeffrey Epstein devait avoir un compagnon de cellule et devait être surveillé par un gardien toutes les 30 minutes.

Son corps inanimé a été retrouvé samedi matin dans sa cellule du Centre correctionnel de Manhattan, a indiqué le Federal Bureau of Prisons.

Jeffrey Epstein avait été placé sous surveillance préventive, il y a un peu plus de deux semaines, à la suite d’un incident qui l’avait laissé avec des ecchymoses au cou.

La police fédérale américaine et le bureau de l’inspecteur général du département de la Justice vont mener une enquête sur les circonstances de sa mort.

Les événements ont d’ailleurs fort probablement été enregistrés par des caméras de surveillance, selon Preet Bharara, un ancien procureur fédéral à Manhattan.

Jeffrey Epstein était en attente de son procès pour exploitation sexuelle.

Vendredi, le ministère public avait publié plus de 2000 pages de documents provenant du procès civil intenté contre l’ancienne compagne d’Epstein par Virginia Giuffre, une des accusatrices du financier.

Selon Sigrid McCawley, l’avocate de Mme Giuffre, le suicide d’Epstein moins de 24 heures après la publication de ces documents «n’est pas une coïncidence». Il a exhorté les autorités à poursuivre leur enquête.

Ses amitiés passées avec des personnalités publiques telles que Donald Trump, l’ex-président Bill Clinton et le prince britannique Andrew se sont avérées un terreau fertile pour les conspirationnistes depuis l’annonce de sa mort.