DIVERTISSEMENT
21/02/2020 15:05 EST

Jean-Simon Leduc: du truand au bon gars

«Quand tu rentres dans le foyer des gens, il y a quelque chose de plus intime qu’au cinéma. Je n’ai jamais reçu autant de messages!», avoue le comédien qu’on peut voir dans «Fugueuse».

Il a fait son baptême du cinéma avec L’amour au temps de la guerre civile, un film dans lequel il incarnait un prostitué toxicomane. Ce rôle qui lui a valu une nomination aux Gala Québec Cinéma lui a aussi ouvert la voie vers le cinéma d’auteur, dans des rôles un peu trash

Dans la série ultra populaire Fugueuse, Jean-Simon Leduc embrasse avec bonheur son rôle de «bon gars».

Eve B. Lavoie
Jean-Simon Leduc (Eve B. Lavoie)

Dans Fugueuse: la suite, il est Christophe, le nouvel amoureux de Fanny. Un vrai bon gars, qui veut prendre soin d’elle, selon le comédien.

«C’est un gars simple, gentil – c’est vraiment l’inverse de Damien (NDLR: l’ancien proxénète de Fanny, pendant la première saison), précise Jean-Simon Leduc. C’est tout ce dont Fanny a besoin, en fait: un gars très aimant, je pense qu’il est vraiment en amour avec elle.» 

Et, paradoxalement, ce rôle est aussi un peu à l’inverse de ceux qu’il a interprétés au grand écran, jusqu’à maintenant.

«J’ai surtout fait des personnages ténébreux, un peu troublés», détaille le comédien.

«Ça fait du bien de jouer un peu de lumière», ajoute-t-il.

Cela dit, le fait que Fanny ait caché son passé à son amoureux a mis leur relation en péril, dans les dernières semaines, et a fait ressortir un côté un peu plus sombre de Christophe. Est-ce qu’on reverra le comédien d’ici la fin de la saison?

«Je ne peux pas répondre à ça!» se contente de commenter Jean-Simon Leduc en riant.

L’expérience du petit écran

Fugueuse: la suite, c’était aussi l’occasion pour le comédien de faire ses classes en télé, après quelques petits rôles – entre autres dans Cerebrum, dans lequel il était renversant, en jeune homme schizophrène à tendance suicidaire. Il a d’ailleurs retrouvé avec bonheur Claude Legault, un partenaire de jeu «formidable». 

Jean-Simon avoue qu’il n’est pas trop dépaysé sur le plateau de la série vedette de TVA, puisque le réalisateur Éric Tessier travaille d’une façon qui se rapproche un peu du cinéma.

«J’ai vraiment aimé sa façon de tourner – comme au cinéma, on a une grande liberté en tant qu’acteur: on a des chances de se reprendre, de la liberté dans le texte et pas de marques au sol. C’est vraiment une belle expérience.»

Il avoue que la réception du public est toutefois assez différente de celle à laquelle il est habitué.

«Quand tu rentres dans le foyer des gens, il y a quelque chose de plus intime qu’au cinéma. Je n’ai jamais reçu autant de messages! Mais c’est cool, ça amène aussi une crédibilité!»

«Ça m’a ouvert les portes vers le cinéma d’auteur»

Jean-Simon Leduc a décroché son rôle le plus marquant, celui de Bruno, un prostitué toxicomane, dans L’amour au temps de la guerre civile, peu après sa sortie de l’école de théâtre, en 2012. 

«C’était un gros défi, affirme-t-il. J’étais de la pâte à modeler pour le réalisateur (Rodrigue Jean). Mais ça m’a amené aussi à beaucoup de reconnaissance: j’ai été en nomination au Gala Québec Cinéma (les Jutra, à l’époque). Ça m’a aussi ouvert les portes vers le cinéma d’auteur, et lancé dans une lignée de personnages plus trash… des truands, mais avec un bon fond!»

Il a ensuite joué dans Chien de garde, le film de Sophie Dupuis qui avait été sélectionné pour représenter le Canada dans la course aux Oscars – et pour lequel il a encore une fois été nommé au Gala Québec Cinéma. 

«C’est une des plus belles expériences de ma vie! s’exclame-t-il. Tout l’amour qu’on a reçu, et les amitiés qui en ont découlé...»

Axia Films
Chien de garde (Axia Films)

On peut aussi voir Jean-Simon dans la série jeunesse Jérémie, à Vrak, dans lequel il interprète un rôle de «méchant», c’est-à-dire un macho très prétentieux. Il tient également la vedette dans le film Réservoir, un long métrage à micro budget réalisé par Kim St-Pierre, tourné sur le réservoir Gouin, qui raconte les retrouvailles de deux frères, après la mort de leur père, qui tentent de se rendre au chalet familial. Une autre expérience marquante pour l’acteur, qui est grand amoureux de plein air et de séjours en nature. 

«C’est vraiment mon genre de projet! On a tourné dans le bois pendant 20 jours. Le soir, personne ne retournait à la maison… alors on faisait des feux, on jasait. Je partageais un chalet avec mon partenaire de jeu (Maxime Dumontier), on pouvait répéter. C’était parfait.»

Fugueuse est diffusé les lundis à 21h sur les ondes de TVA. Jérémie est diffusé les jeudis à 19h30 sur les ondes de Vrak. Le film Réservoir sera présenté le 29 février prochain dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma.