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16/12/2019 15:15 EST | Actualisé 16/12/2019 15:16 EST

Jean-Claude Rochefort, l'admirateur du tueur de Polytechnique, remis en liberté

La Couronne s’opposait à sa remise en liberté, évoquant le risque de récidive.

Ryan Remiorz/PC
Jean-Claude Rochefort était détenu depuis son arrestation, le 5 décembre, la veille des commémorations du 30e anniversaire de la tuerie de l’école Polytechnique.

L’admirateur du tueur de Polytechnique, Jean-Claude Rochefort, a été remis en liberté lundi, a tranché le tribunal.

L’homme doit néanmoins respecter une longue liste de conditions, notamment de demeurer au même endroit, de se déconnecter d’internet d’ici 24 heures et de ne pas communiquer avec toute personne entretenant des idées antiféministes, s’adresser à des groupes antiféministes ou publier des écrits antiféministes.

Jean-Claude Rochefort s’était présenté comme un «prisonnier politique et d’opinion» lors de son enquête sur le cautionnement, jeudi, au palais de justice de Montréal.

Il avait reconnu être l’auteur des propos antiféministes violents publiés sur le web sous le pseudonyme de Rick Flashman.

Jean-Claude Rochefort était détenu depuis son arrestation, le 5 décembre, la veille des commémorations du 30e anniversaire de la tuerie de l’école Polytechnique au cours de laquelle 14 jeunes femmes avaient été froidement assassinées en 1989, lors d’un attentat antiféministe.

L’homme de 70 ans fait face à une accusation d’incitation à la haine après que les policiers eurent retracé l’origine d’un blogue où les propos contre les femmes dépassaient les bornes.

La Couronne s’opposait à sa remise en liberté, évoquant le risque de récidive, puisque l’accusé a été arrêté pour exactement les mêmes raisons il y a dix ans.