POLITIQUE
17/02/2020 14:57 EST

Immobilier: le PLQ prône une taxe pour ralentir la spéculation

«Si on ne fait rien, la propriété deviendra inabordable», a déclaré Carlos Leitao.

BalkansCat via Getty Images
Photo d'archives de propriétés sur Le Plateau Mont-Royal.

QUÉBEC — L’opposition officielle à l’Assemblée nationale réclame une taxe pour freiner la spéculation immobilière dans la région de Montréal.

«On n’est pas encore comme à Toronto il y a cinq ans, mais la mécanique est la même: si on ne fait rien, la propriété deviendra inabordable», a déclaré le porte-parole du PLQ en matière de finances, Carlos Leitao, dans une entrevue avec La Presse canadienne diffusée lundi.

À quelques semaines du dépôt du budget, il propose donc au gouvernement caquiste d’instaurer une taxe sur la propriété vacante. Elle viserait ainsi les propriétaires qui achètent des propriétés à titre d’investissement, sans les occuper, sans les louer, ou encore qui les achètent pour les louer à court terme sur des plateformes telles que AirBnB.

Tout ce parc immobilier d’appartements qui ne sont pas loués à long terme crée une rareté, ce qui pousse les prix à la hausse, a-t-il expliqué.

«Ça met de la pression sur les loyers, a indiqué l’ancien ministre des Finances. Si on mettait une taxe dissuasive sur les propriétés non occupées, ça ramènerait beaucoup de propriétés sur le marché locatif et ça pourrait soulager la rareté qui est très réelle. Éventuellement cela permettrait de faire baisser la pression et mener un peu moins d’activité spéculative.»

Quel est le taux de la taxe proposée par le Parti libéral? Cela «reste à être calibré», a laissé entendre M. Leitao. Il dit ignorer quel serait le taux idéal actuellement.

La Ville de Vancouver a adopté une taxe sur la propriété vacante en 2017, tandis que l’Ontario a également imposé une taxe aux acheteurs étrangers de propriétés qui est mise en oeuvre sur une bonne partie de son territoire.

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