NOUVELLES
28/05/2020 11:18 EDT

Hong Kong: quatre pays, dont le Canada, accusent Pékin de violer ses «obligations internationales»

Les quatre pays signataires se disent «extrêmement inquiets» d’une aggravation des «divisions au sein de la société de Hong Kong».

SOPA Images via Getty Images
Depuis la décision du gouvernement chinois, des jeunes protestent à Hong Kong.

Le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Australie ont accusé jeudi Pékin d’enfreindre ses obligations internationales après l’adoption par le Parlement chinois d’une disposition controversée sur la sécurité à Hong Kong, en réactions aux manifestations de l’an dernier.

“La décision de la Chine d’imposer la nouvelle loi sur la sécurité à Hong Kong entre en contradiction directe avec ses obligations internationales selon les principes de la déclaration conjointe signée par la Chine et le Royaume-Uni, légalement contraignante et enregistrée auprès de l’ONU”, ont déclaré les chefs de la diplomatie de ces quatre pays dans un communiqué commun, exprimant leur “profonde inquiétude”.

La loi en question “limiterait les libertés de la population de Hong Kong et éroderait ainsi de manière dramatique l’autonomie et le système qui l’ont rendu si prospère”, ont-ils estimé.

Selon eux, ce texte ouvre la voie à des “poursuites pour raisons politiques”.

Les quatre pays signataires se disent “extrêmement inquiets” d’une aggravation des “divisions au sein de la société de Hong Kong” et appellent Pékin à “travailler avec le peuple de Hong Kong pour trouver une solution acceptable pour les deux parties”.

À VOIR: le parlement chinois adopte son projet sur la sécurité à Hong Kong

Sans surprise, les près de 3000 députés de l’Assemblée nationale populaire (ANP) ont adopté la mesure qui a déjà provoqué un regain d’agitation dans la région autonome du Sud de la Chine.

Pékin a fait de cette loi une priorité après les manifestations monstres de 2019 contre le pouvoir central, qui avaient aussi donné lieu à des violences et alimenté un sentiment indépendantiste.

Les opposants démocrates à l’influence de Pékin dans le territoire affirment que la mesure ouvre la voie à une régression sans précédent des libertés dans la métropole financière de 7 millions d’habitants.