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12/02/2020 10:20 EST | Actualisé 12/02/2020 11:53 EST

Stationnement: des Montréalais paieront près de cinq fois plus cher

Ville-Marie s'ajoute à la liste des arrondissements qui taxeront plus lourdement les véhicules gloutons en essence.

Marc Bruxelle via Getty Images

Les résidents de l’arrondissement de Ville-Marie paieront jusqu’à cinq fois plus cher pour leur vignette de stationnement annuelle, a annoncé mardi la mairesse Valérie Plante.

La première vignette de stationnement pour les résidents, dont le prix était fixé à 52$ par année depuis 1989, coûtera entre 100$ et 250$ dès le 1er avril prochain. À l’instar d’autres arrondissements comme le Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie, Ville-Marie modulera désormais le prix des vignettes en fonction de la taille de cylindrées.

Les propriétaires de véhicules électriques et de cylindrés de 1,6 litre et moins ne débourseront que 100$ par année (taxes incluses). Le prix grimpera à 150$ pour les cylindrés de 1,7 à 2,4 L. Cette catégorie inclut des modèles populaires comme la Honda Civic, la Toyota Corolla et la Mazda 3, explique Radio-Canada.

Pour les cylindrés de 2,5 à 3,4 L, comme la plupart des VUS, le coût sera de 200$. Au-delà de cette limite, les résidents du centre-ville devront débourser le prix maximum de 250$ pour une première vignette de stationnement.

Pour les ménages qui choisissent d’avoir deux voitures, il faudra ajouter 350$ pour une seconde vignette, même pour un véhicule électrique.

L’arrondissement donnera toutefois un coup de pouce aux citoyens à faible revenu, qui pourront bénéficier du tarif le plus bas sur présentation d’un avis de cotisation.

Une réforme «nécessaire»

Dans un communiqué diffusé mardi, la mairesse a qualifié la refonte du système de «nécessaire dans un contexte d’urgence climatique».

Les autorités ont aussi souligné que le coût réel d’entretien d’une case de stationnement à Montréal varie entre 800$ et 1300$ par année. Les contribuables qui n’ont pas de véhicules continuent donc d’assumer une part importante des coûts associés aux véhicules de leurs voisins.

D’un même souffle, Ville-Marie a également confirmé que des parcomètres supplémentaires seront ajoutés «en priorisant les abords des commerces».

«Ces stationnements de courte durée limiteront l’usage des navetteurs et favoriseront l’achalandage commercial», assure-t-on.

Valérie Plante affirme que les revenus supplémentaires «contribueront au maintien des services aux citoyens et à la transition écologique».

La Ville de Montréal s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport à 1990 avant 2030. 

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