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04/08/2019 17:38 EDT

La «haine» n'a pas sa place aux États-Unis, dit Trump

Le président américain a imputé les deux fusillades ayant fait 29 morts à un «problème de maladie mentale».

ASSOCIATED PRESS

Donald Trump a assuré dimanche que la «haine» n’avait pas sa place aux États-Unis, au lendemain de deux fusillades ayant fait 29 morts, qu’il a imputées à un «problème de maladie mentale».

«Il n’y a pas de place pour la haine dans notre pays», a déclaré le président américain depuis le New Jersey dans sa première apparition télévisée depuis les drames.

«Il faut que ça s’arrête. Ça dure depuis des années», a-t-il poursuivi en référence aux tueries de grande ampleur qui frappent régulièrement les États-Unis.

«On a déjà fait beaucoup mais peut-être qu’on doit faire davantage», a-t-il dit.

Les autorités soupçonnent un motif raciste ayant poussé un homme blanc de 21 ans à ouvrir le feu dans un hypermarché d’El Paso, à deux pas de la frontière mexicaine, tuant 20 personnes samedi, dont six Mexicains.

Le dirigeant républicain a été la cible directe de critiques de ses adversaires démocrates après la fusillade d’El Paso, qui l’ont accusé d’alimenter la montée de l’intolérance avec sa rhétorique anti-immigrés.

«Le président en personne promeut le racisme et la suprématie blanche», a écrit sur Twitter la sénatrice Elizabeth Warren, l’une des favorites de la primaire démocrate.

«La suprématie blanche, comme toute autre forme de terrorisme, est un fléau qui doit être détruit», a tweeté la propre fille du président Ivanka Trump avant la prise de paroles de son père.

Le milliardaire républicain s’est lui, gardé d’utiliser ce terme, renvoyant l’explication du drame à un argument fréquemment avancé dans les rangs républicains.

«Il y a aussi un problème de maladie mentale dans ces deux cas», a ajouté le milliardaire républicain. «Ces gens souffrent d’une maladie mentale très grave», a-t-il assuré.

À Dayton, dans l’Ohio, neuf personnes ont perdu la vie. Le tireur, également un homme blanc, âgé cette fois de 24 ans, a été abattu. La police ne peut, à ce stade, donner de raisons pour expliquer son geste.

Dans sa courte intervention, le locataire de la Maison-Blanche a tenu à remercier les forces de l’ordre, intervenues en moins d’une minute après le début de la fusillade.

Donald Trump a indiqué qu’il ferait une annonce demain matin, sans plus de détails.

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