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26/10/2020 08:26 EDT | Actualisé 26/10/2020 11:04 EDT

200 salles de sport rouvriront jeudi, confinement levé ou non

La coalition appelée Centres d’activités physiques du Québec a lancé un ultimatum à François Legault.

Oleksandr Shcherban via Getty Images

Les dirigeants de quelque 200 centres de conditionnement physique, yoga et danse affirment qu’ils vont rouvrir leurs portes, le 29 octobre, dès le lendemain de la fin de la période de 28 jours de restrictions partielles dues à la deuxième vague de la COVID-19.

Au cours de deux conférences de presse, lundi à Montréal et à Québec, des dirigeants de gymnases, de centres de yoga, de danse et d’arts martiaux ont demandé au premier ministre François Legault de lever la consigne de fermeture de leurs établissements.

Ils ont fait valoir que les centres de conditionnement physique et autres centres de danse, d’arts martiaux, de yoga contribuaient à la bonne santé physique de leurs abonnés, en plus de permettre de combattre la dépression et l’anxiété. Ils estiment donc “faire partie de la solution” et non du problème.

Ces dirigeants affirment que leurs établissements ne constituent pas un secteur d’éclosion du coronavirus. Ils se disent prêts à ne pas rouvrir leurs établissements, comme ils envisagent de le faire, le 29 octobre, si le gouvernement réussit à leur prouver, ”étude à l’appui”, qu’ils constituent un lieu d’éclosion de la COVID-19.

Cette seconde vague de fermetures “a été reçue comme une claque au visage”, ont affirmé des représentants du groupe, en conférence de presse.

Ils disent offrir des possibilités d’exercices physiques à “une clientèle vulnérable privée de leur (son) sport”.

Ils disent aussi craindre la faillite, puisque les indemnités reçues par Québec ne comblent pas la totalité des pertes encourues.

Ils soutiennent avoir investi “des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars” pour se conformer aux consignes sanitaires de la Santé publique. Dans leur communiqué, ils prétendent d’ailleurs que parmi ces règles “plusieurs n’ont pas de base scientifique probante” et que, malgré tout, “nous nous sommes conformés”.

Un de leurs représentants s’est dit prêt à recevoir un billet de contravention, le cas échéant, et à le contester.

Ces membres du groupe invitent également la ministre Isabelle Charest, responsable du dossier, à “monter au front avec nous”.

Le premier ministre François Legault donnera une conférence de presse à 17h ce lundi; il commentera alors les intentions du groupe.

Restaurateurs

Du côté des restaurateurs, on ne semble pas prêt à la fronde, malgré les difficultés encourues.

“Les gestes de désobéissance civile ne figurent pas du tout dans nos cartons. Le décret empêche cela. Les gens qui vont agir comme ça, ils vont le faire avec des groupes qui ne sont pas organisés. Nous, si on pose des gestes, ça sera des manifestations, mais pas de désobéissance civile”, a affirmé François Meunier, vice-président aux affaires publiques de l’Association Restauration Québec.

Il a toutefois noté qu’il y avait environ 20 000 restaurants au Québec et que l’association n’avait pas le contrôle sur tous les propriétaires.