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07/07/2020 12:44 EDT | Actualisé 07/07/2020 15:18 EDT

Des groupes demandent de désarmer le SPVM et réduire de moitié leur budget

De même, ils demandent de décriminaliser toutes les drogues, ainsi que le travail du sexe.

THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes
Ces groupes demandent aussi de réduire de 50 % la somme de 665 millions $ qui serait octroyée au Service de police de la Ville de Montréal pour verser cette somme aux communautés noires, autochtones et autres groupes «oppressés».

Des groupes qui forment la “Coalition pour le définancement de la police” demandent de désarmer les policiers, même les matraques, pistolets Taser et poivre de Cayenne.

Ils demandent aussi de réduire de 50 pour cent une somme de 665 millions $ qui serait octroyée au Service de police de la Ville de Montréal pour verser cette somme aux communautés noires, autochtones et autres groupes “oppressés”.

De même, ils demandent de décriminaliser toutes les drogues, ainsi que le travail du sexe et de “libérer les détenus et supprimer les casiers judiciaires reliés aux drogues et au travail du sexe”.

Des groupes qui forment cette coalition ont rencontré la presse, mardi à Montréal, pour exposer ces revendications, parmi d’autres. Parmi eux, on retrouve Black Lives Matter Montréal, Stella (qui représente des travailleuses du sexe) et Solidarité sans frontières.

“Nous, on demande seulement 50 % de ce financement. Il faut comprendre la réalité des Montréalais: lorsqu’on appelle la police pour une personne noire, il y a six policiers qui vont se présenter, pas un. Lorsqu’on appelle la police pour une personne autochtone, il y a 12 policiers qui vont se présenter”, a lancé Marie-Livia Beaugé, du groupe Hoodstock, de Montréal-Nord.

Ces groupes voudraient que les sommes servent plutôt aux loisirs, au logement, aux activités dans ces communautés “marginalisées”.

“C’est plein d’argent que nous, les contribuables, on donne à la police pour agir et rien faire de sérieux”, a poursuivi Mme Beaugé.

De son côté, Marlihan Lopez, de Black Lives Matter Montréal, a plaidé pour que cessent les patrouilles de police dans les parcs publics et lors des rassemblements de jeunes, et que les policiers ne soient plus présents dans les écoles.

“Certaines écoles secondaires comptent avec une présence policière continue. Cela contribue à une surveillance et à une criminalisation accrue des jeunes et des enfants dans nos communautés”, a-elle affirmé.

La coalition revendique également que l’on “mette fin à la criminalisation et à la surveillance de l’immigration”, en éliminant toute collaboration entre la police et l’Agence des services frontaliers.

Cette Coalition pour le définancement de la police regroupe aussi “Black Student Network”, “Native Women’s Shelter”, “Student Society of McGill”, “Indigenous Network”, “Black Rose Alliance” et d’autres.