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07/10/2019 08:37 EDT | Actualisé 07/10/2019 13:44 EDT

Groupe Capitales Médias: démarrage envisagé de coopératives des employés

L’objectif est de déposer une offre de reprise cohérente soutenue par un plan d’affaires viable sur un horizon de cinq ans.

Fedor Kozyr via Getty Images

Les employés des six quotidiens du Groupe Capitales Médias (GCM) lancent une campagne coordonnée afin de former des coopératives de solidarité pour chacun des journaux.

Le représentant du journal “Le Quotidien”, Louis Tremblay, demande aux communautés desservies par chaque publication de signer des lettres d’engagement comportant des montants de contribution volontaire pour le démarrage de la coopérative de leur journal. L’objectif est de déposer une offre de reprise cohérente soutenue par un plan d’affaires viable sur un horizon de cinq ans.

M. Tremblay est le porte-parole du comité provisoire chargé de développer le projet. Ce comité représente tous les employés, qu’ils soient syndiqués ou non, et est composé de six autres représentants des cadres de Groupe Capitales Médias de même que des journaux “La Voix de l’Est”, “Le Nouvelliste”, “Le Soleil”, “Le Droit” et “La Tribune”.

La campagne, intitulée “Je coopère pour mon journal”, se déploie dès cette semaine. Les personnes, organisations et entreprises qui le souhaitent pourront contribuer par l’entremise de la plateforme web coopmonjournal.com ou lors de sollicitations qui se dérouleront dans les régions où sont implantés les journaux.

Les parties intéressées à reprendre les journaux ont jusqu’au 25 octobre pour déposer une offre. Le comité provisoire est soutenu par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité ainsi que par la Fédération nationale des communications de la CSN.

Il y a deux semaines, le syndic PricewaterhouseCoopers a fait savoir que les parties intéressées à reprendre des journaux de Groupe Capitales Médias (GCM) devraient mettre certaines de leurs cartes sur la table s’ils déposent une offre visant à acquérir une partie ou l’ensemble du groupe de presse, qui s’est placé à l’abri de ses créanciers au mois d’août.

Chaque acquéreur potentiel devra notamment indiquer le nombre d’emplois qui seront vraisemblablement maintenus et le traitement envisagé des accréditations syndicales.

Le syndic devrait présenter au plus tard le 6 novembre à la Cour supérieure du Québec l’offre jugée la plus avantageuse.

En août, Groupe Capitales Médias a reçu une aide d’urgence de 5 millions $ du gouvernement du Québec. Il traîne des créances d’environ 26 millions $.

Le groupe de presse est aussi confronté à un déficit actuariel du régime de retraite des employés qui atteint 65 millions $, d’après la plus récente évaluation qui remonte à la fin de la dernière année.