DIVERTISSEMENT
11/11/2020 10:56 EST

De «Grey's Anatomy» à «This Is Us», la COVID-19 s'installe dans les séries américaines

Impossible pour la série médicale à la longévité record «d’ignorer la plus grande histoire médicale du siècle»...

ABC
Ellen Pompeo dans la 17e saison de «Grey's Anatomy».

Personnages sur le front, masqués, confinés... De Grey’s Anatomy à This Is Us, la COVID-19 et ses conséquences sur la vie quotidienne s’installent dans les fictions, en particulier les séries américaines, très réactives.

En tenue de cosmonaute mais toujours glamour, les chirurgiens de Grey’s Anatomy reprendront du service jeudi avec le lancement aux États-Unis de la 17e saison, retardée à cause de la crise sanitaire, mais plongée au cœur du sujet à la faveur d’un saut narratif. 

Impossible pour la série médicale à la longévité record «d’ignorer la plus grande histoire médicale du siècle», avait résumé cet été sa productrice exécutive, Krista Vernoff, invoquant une responsabilité à l’égard des soignants, dans un balado du Hollywood Reporter.

Pour les showrunners de Chicago Med aussi, évoquer le contexte sanitaire relevait de l’évidence. «Ne pas le faire n’aurait pas été réaliste», ont expliqué à l’AFP Diane Frolov et Andrew Schneider. 

Le premier épisode de la saison 6, lancée mercredi, traitera abondamment de la «lassitude» suscitée par la COVID-19, maintenue par la suite en toile de fond, notamment via les «nouveaux protocoles mis en place pour protéger les patients et les soignants du virus».

Sans surprise, d’autres séries médicales (The Good Doctor, The Resident, etc.) se sont ou vont se frotter à la pandémie, mais ses impacts économiques et sociétaux infusent au-delà du genre. 


Un peu d’humour

Dans la série dramatique This Is Us, qui vient d’entamer sa cinquième saison, la famille Pearson porte des masques, s’embrasse à distance ou subit le report d’un essai clinique pour une autre terrible maladie.

Et dans The Conners, suite de la sitcom Roseanne, c’est le «prisme économique» qui est privilégié pour suivre une famille ouvrière «qui galère toujours financièrement et vit la plupart du temps sans filet de sécurité», souligne à l’AFP son coproducteur exécutif et co-auteur Dave Caplan.

Ainsi, toute la famille revient vivre sous le même toit, pour lequel le père reçoit un avis d’expulsion, sa belle-soeur tentant quant à elle de sauver son restaurant en s’improvisant livreuse à vélo.

«Cela nous a semblé naturel d’intégrer la COVID-19 dans la vie de personnages qui ’avaient démarré des entreprises, essayaient désespérément d’avancer dans leur carrière avant que le virus n’interrompe tout cela», explique Dave Caplan.

L’équipe a aussi choisi, fait rare, d’intégrer le point de vue d’Américains réticents à se plier à la science et aux restrictions sanitaires. «C’est quelque chose qui existe réellement dans notre pays», fait valoir Dave Caplan. «Donc c’est restitué dans notre série». 

La pandémie, relève le coproducteur et coscénariste des Conners Bruce Helford, a aussi créé des «situations inédites» et l’occasion de glisser des traits d’humour à partir de ces éléments nouveaux.