POLITIQUE
03/10/2019 15:42 EDT

Les compensations carbone, ce n'est pas l'«idéal», dit Greenpeace

Le chef libéral Justin Trudeau a promis d’acheter des «crédits de carbone» pour compenser les émissions produites par les avions utilisés pendant sa campagne électorale.

Oleg_Ivanov via Getty Images

OTTAWA — Greenpeace Canada estime que les «crédits de carbone» achetés par l’équipe de campagne du Parti libéral pour effacer l’empreinte de ses deux avions ne constituent pas une solution idéale, car rien ne garantit que ces fonds iront à des projets qui ne seraient pas réalisés autrement.

Keith Stewart, stratège principal en énergie chez Greenpeace Canada, craint aussi que cette affaire des avions et des compensations carbone dans la campagne électorale ne détourne l’attention sur les politiques visant plutôt à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique.

Le chef libéral Justin Trudeau a défendu mercredi soir la décision de son équipe de campagne de recourir à un avion-cargo et à un avion de passagers pour sa tournée électorale, en promettant d’acheter des «crédits de carbone» pour compenser les émissions produites par ces appareils.

 

Ces compensations carbone permettent aux particuliers ou aux entreprises d’investir dans des projets verts, comme un parc éolien ou la plantation d’arbres, afin de réduire les émissions mondiales de la même ampleur que leurs émissions, généralement produites par les transports en avion.

Le directeur de l’entreprise qui vend des «compensations carbone» à la campagne libérale fédérale assure qu’il n’y a pas de meilleure façon aujourd’hui de réduire l’impact du transport aérien sur les gaz à effet de serre.

Sean Drygas, directeur général de l’entreprise Bullfrog, soutient qu’il n’existe pas actuellement de carburant pour les avions à réaction qui aurait un impact moindre sur le réchauffement de la planète.

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