NOUVELLES
23/02/2021 12:55 EST | Actualisé 23/02/2021 12:58 EST

Gérard Depardieu inculpé pour viols

À la suite de gestes qui auraient été commis à l’été 2018 sur une jeune comédienne et qu’il conteste.

AFP PHOTO / EL GOUNA FILM FESTIVAL / AMMAR ABD RABBO
Gérard Depardieu

Gérard Depardieu, monument du cinéma français de 72 ans, a été inculpé le 16 décembre pour “viols” et “agressions sexuelles” qu’il aurait commis à l’été 2018 sur une jeune comédienne, ce qu’il conteste, a appris l’AFP mardi de source proche du dossier, confirmé par une source judiciaire.

La plaignante, qui avait dénoncé à la gendarmerie fin août 2018 avoir été violée à deux reprises au domicile parisien de la star quelques jours plus tôt, avait obtenu à l’été 2020 que cette enquête, d’abord classée par le parquet de Paris, soit confiée à un juge d’instruction.

L’avocat de l’acteur, Me Hervé Témime, contacté par l’AFP, a “déploré que cette information soit rendue publique”.

Gérard Depardieu, qui a été laissé libre sans contrôle judiciaire, “conteste totalement les faits qui lui sont reprochés”, a indiqué son avocat.

La jeune actrice d’une vingtaine d’années avait initialement déposé plainte fin août 2018. 

Elle accusait l’acteur de deux viols et agressions sexuelles qui se seraient déroulés au domicile parisien de la star, un hôtel particulier du VIe arrondissement, les 7 et 13 août 2018.

Selon une source proche du dossier, l’acteur est un ami de la famille de la victime. “Il n’y avait absolument rien de professionnel là-dedans”, a affirmé cette source, alors que la presse avait évoqué une répétition de théâtre.

Le 4 juin 2019, le ministère public avait toutefois classé sans suite ses neuf mois d’enquête préliminaire en expliquant que “les nombreuses investigations réalisées” n’avaient “pas permis de caractériser les infractions dénoncées dans tous leurs éléments constitutifs”.

Une confrontation entre l’acteur, également citoyen russe depuis 2013, et la jeune comédienne, jamais ébruitée jusqu’ici, avait notamment eu lieu dans les locaux de la police judiciaire parisienne, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.

La plaignante a ensuite obtenu mi-août 2020 la reprise de l’enquête via une plainte avec constitution de partie civile, un recours qui permet la désignation quasi automatique d’un juge pour relancer les investigations.

Contactée par l’AFP, l’avocate de la plaignante, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a demandé que “l’intimité et la vie privée de (sa) cliente soient préservées”.