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02/06/2019 23:11 EDT | Actualisé 02/06/2019 23:40 EDT

Gala Québec Cinéma: les coups de cœur des artistes

«C’est le film qui est le plus achevé depuis longtemps au Québec. C’est un grand coup de cœur...»

C’est sous le grand chapiteau dressé devant la tour de Radio-Canada qu’a été déroulé le tapis rouge du Gala Québec Cinéma, dimanche soir. Les artistes et artisans l’ont foulé avec entrain avant d’assister à cette grande célébration honorant le cinéma d’ici, animée pour une troisième année par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane. Nous leur avons demandé qu’elle est l’œuvre cinématographique qui les a fait vibrer le plus cette année.   

«C’est facile de répondre pour moi, c’est Avant qu’on explose, a lancé d’emblée Anne-Élisabeth Bossé. J’ai adoré ce film. Je l’ai conseillé à mon chum, qui l’a conseillé à ses amis d’aller le voir. J’ai adoré cette comédie rafraîchissante, unique, le ton, franchement chapeau à toute cette équipe.»

«J’en ai eu beaucoup, a avoué Maripier Morin en nomination dans la catégorie révélation de l’année. J’ai beaucoup aimé 1991, il y a une scène avec Jean-Carl Boucher qui est absolument délicieuse. Aussi, faire un film d’époque comme La Bolduc, c’est quand même un défi colossal. Je trouve qu’on fait vraiment des bons films au Québec.»

En nomination dans la catégorie Meilleure interprétation masculine (Premier rôle), Pierre-Luc Brillant n’avait que de bons mots pour le film La grande noirceur. «C’est un film totalement achevé, les images sont d’une beauté époustouflante, le scénario est magistral, tout comme les acteurs. Je trouve que c’est le film qui est le plus achevé depuis longtemps au Québec. C’est un grand coup de cœur.»

La belle de 1991 Juliette Gosselin a affirmé avoir adoré Une colonie. «Car j’ai vraiment admiré le travail d’Émilie Bierre, qui est une comédienne exceptionnelle que j’ai l’impression qu’on va beaucoup revoir. C’est un beau film touchant sur l’adolescence, ça fait du bien de voir des ados à l’écran. Des ados dans tout ce qu’ils ont d’imparfaits et de complexes. J’ai vraiment adoré ce film-là.»

«C’est le gala et la fête du cinéma, alors j’ai envie de dire que tout le monde est bon et que tout le monde a le mérite d’être là et de briller à sa hauteur. C’est ça le cinéma», a lancé pour sa part l’énergique Sandrine Bisson.

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«Immense coup de cœur pour le documentaire sur Pauline Julien, qui m’a énormément émue, m’a chavirée et qui a ravivé ma flamme nationaliste, explique Debbie-Lynch White. Une colonie pour la petite Irlande Côté qui a à peine 10 ans et qui est un talent incroyable à surveiller, et 1991, car je trouve que c’est le meilleur de la trilogie. Sandrine Bisson est hallucinante, je lui souhaite vraiment de gagner.»

«J’aime beaucoup le travail de Ricardo Trogi, donc 1991 m’a beaucoup fait rire. J’aime sa narration, son humour, son univers. J’aime pouvoir le suivre de projet en projet, confie Mariloup Wolfe. Sinon, je trouve que La grande noirceur a vraiment une belle facture visuelle. Ça me plaît cette approche cinématographique-là. Aussi un très gros coup de cœur pour le court-métrage Fauve. Ça m’a bouleversée, j’ai même décidé de le montrer à mes jeunes enfants de 7 et 9 ans. J’ai comme voulu les sensibiliser, comme ce sont deux gars et que ça se chamaille souvent. Je n’ai rien dit et je leur ai demandé ce qu’ils avaient compris de ça et ils avaient compris ce qu’il y avait à comprendre. Je trouvais ça important.»

«De toute évidence, Une colonie pour la fragilité du personnage, la subtilité du propos, l’intelligence, la mise en scène, la photographie, la distribution, la jeune Irlande et Émilie Bierre qui sont formidables, dit Guillaume Lambert. Une mention spéciale aussi à la photo de La grande noirceur; c’est extraordinaire. Il y a des perles dans la cuvée de cette année.»

«J’ai eu un gros coup de cœur pour La grande noirceur de Maxime Giroux. J’ai vraiment trouvé que son film ne ressemblait à rien de ce qu’on fait au Québec, je parle aussi d’un point de vue cinématographique visuel, c’est tourné aux États-Unis, il fait beau, il fait soleil, le désert. Du point de vue de la dramaturgie aussi, ç’a une forme particulière. Ça m’a beaucoup plu, pour moi ç’a été un coup de cœur», révèle pour sa part Karine Gonthier-Hyndman.

Mélissa Désormeaux-Poulin, qui a vu 50 films cette année, car elle faisait partie du jury de Toronto, est tombée amoureuse de deux œuvres. «Il y a Genèse que j’ai vraiment beaucoup aimé et Les salopes ou le sucre naturel de la peau qui m’a bouleversée pour la prestation de Brigitte Poupart. Donc deux films complètement différents : une quête d’une femme émancipée et la découverte de l’amour, deux choses aux antipodes qui m’ont beaucoup touchée.»