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28/10/2019 00:54 EDT

Gala de l'ADISQ 2019: le coup de gueule de Pierre Lapointe

Pour un million d’écoutes sur Spotify, j’ai touché 500 dollars...

Pierre Lapointe avait la tâche de remettre le Félix de l’album pop de l’année, ce dimanche 27 octobre, dans le cadre du 41e Gala de l’ADISQ. Mais avant de poursuivre les festivités, l’auteur-compositeur-interprète a profité de sa tribune pour lancer un cri du coeur et un appel à la solidarité.

Pierre Lapointe a ainsi réitéré les propos qu’il avait tenus, une semaine plus tôt, sur le plateau de Tout le monde en parle en interpellant directement les élus présents dans la salle pour qu’ils forcent les grandes compagnies de communication à payer des impôts au Canada.

«Le milieu de la musique a été le premier milieu à crier haut et fort, il y a vingt ans, que l’arrivée d’internet était extraordinaire, mais que ça allait tous nous foutre dans la merde. Ça y est, il n’y a rien ou presque qui a été fait par le gouvernement depuis ces vingt dernières années, et nous sommes tous dans la merde», a-t-il déclaré.

«La raison de ma petite montée de lait actuelle, c’est qu’on se fait voler depuis plusieurs années par des multinationales qui viennent faire de l’argent au Canada et qui sont, comme par magie, exemptes d’impôt.»

Pierre Lapointe a par la suite utilisé une image des plus révélatrices pour dénoncer les faibles redevances que touchaient les artistes par l’entremise de plateformes de diffusion comme Spotify.

«Pour vous donner une autre image claire, pour un million d’écoutes de ma chanson Je déteste ma vie sur l’application Spotify - j’ai écrit les paroles et la musique -, j’ai touché 500 dollars. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai l’impression que ma contribution à Spotify vaut plus que 500 dollars», a-t-il déclaré.

Le principal intéressé a aussitôt invité ses confrères et consoeurs, voire la population en général, à se serrer les coudes pour que ce message soit entendu en haut lieu, estimant qu’«il en va de notre survie culturelle».

«J’aimerais que dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, ceux qui ont un peu de visibilité, et surtout ceux qui en ont beaucoup dans les médias au Québec, soient unis autour de la même question. Il faut marteler aux gouvernements qu’on veut que ces grandes compagnies paient des impôts, et participent à la création de nouveaux contenus canadiens», a-t-il conclu.

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