POLITIQUE
13/05/2020 13:00 EDT

Ottawa aimerait prolonger l'interdiction des voyages non essentiels aux États-Unis

L'entente pour interdire les voyages non essentiels entre les deux pays est en vigueur jusqu'au 21 mai.

AP Photo/Elaine Thompson
Au poste frontalier de Peace Arch en Colombie-Britannique, une seule voie était ouverte le 7 mai dernier.

Justin Trudeau a indiqué mercredi qu’il était encore trop tôt pour que le Canada affronte les défis qui accompagneront une réouverture de la frontière avec les États-Unis.

Le premier ministre a toutefois déclaré qu’il n’était pas encore prêt à annoncer une prolongation de l’interdiction des voyages non essentiels, qui est officiellement en vigueur pendant une semaine encore, soit jusqu’au 21 mai.

Une source familière avec les discussions en cours entre les deux capitales a indiqué à La Presse canadienne qu’Ottawa demande à Washington une nouvelle prolongation de 30 jours de l’interdiction actuelle.

La source, qui n’est pas autorisée à partager publiquement les détails des pourparlers, a déclaré qu’il faudra probablement plusieurs jours avant que la Maison-Blanche accepte officiellement la demande de prolongation de l’accord jusqu’au 21 juin.

Ottawa et Washington avaient convenu en mars de restrictions aux déplacements transfrontaliers. Cet accord a été reconduit pour un mois jusqu’au 21 avril, puis une fois encore jusqu’au 21 mai.

Alors que des régions des deux côtés de la frontière amorcent lentement leur déconfinement, M. Trudeau soutient que le Canada devra déployer des ressources supplémentaires pour faire face à une augmentation probable des arrivées en provenance des États-Unis – qu’on assouplisse ou non les restrictions actuellement en vigueur.

La docteure Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, estime qu’étant donné la gravité de l’épidémie aux États-Unis, Ottawa devra faire preuve d’une “extrême prudence” lorsque viendra le temps d’assouplir les restrictions actuelles.