POLITIQUE
20/10/2020 14:59 EDT

Pas question d'augmenter le salaire des infirmières au-delà de l'inflation

François Legault s'est dit prêt à «tout faire» pour réduire la charge de travail des infirmières. Mais elles devront mettre une croix sur des augmentations de salaire substantielles.

Marco Campanozzi/La Presse canadienne

Au lendemain du blocage de deux ponts par les infirmières de la FIQ, le premier ministre François Legault se dit prêt à «tout faire» pour réduire leur charge de travail. Mais il prévient que s’il investit à ce chapitre, il ne pourra le faire en offrant en même temps des augmentations de salaire plus élevées que l’inflation.

Lundi, la Fédération interprofessionnelle de la santé, qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins, a bloqué les ponts de Québec et Jacques-Cartier, à Montréal, sur l’heure du midi. Les manifestantes voulaient ainsi protester contre la lenteur des négociations pour renouveler leur convention collective, particulièrement au chapitre de la surcharge de travail.

La FIQ formule deux demandes au gouvernement pour diminuer cette surcharge: créer des équipes de soins stables et complètes, avec des postes à temps complet «attractifs», et implanter des ratios infirmière-patients sécuritaires.

Lors de sa conférence de presse sur la situation de la pandémie, mardi, le premier ministre a lui-même abordé la question, en affirmant qu’il était «ouvert à toutes les solutions pour réduire la surcharge de travail des infirmières».

Revoyez la conférence de presse de François Legault:

Il a d’ailleurs admis qu’en campagne électorale, son parti s’était pourtant engagé à abolir le temps supplémentaire obligatoire — un irritant majeur pour la FIQ.

Visitez les personnes seules, plaide Legault

Au cours de sa conférence de presse, François Legault s’est aussi dit conscient que les restrictions imposées actuellement dans les zones rouges de la province peuvent être difficiles à vivre et avoir des effets sur la santé mentale.

Il a rappelé que les personnes seules ont le droit d’avoir la visite d’une personne.

Il a d’ailleurs invité les Québécois qui connaissent des personnes seules à aller les visiter.

Il a aussi indiqué que son équipe “regarde” la possibilité d’assouplir éventuellement certaines mesures, notamment pour les jeunes fréquentant les cégeps et les universités.

“Est-ce que c’est possible qu’un pourcentage des étudiants des cégeps et des universités puissent aller y faire un tour de temps en temps?”, a-t-il évoqué, ajoutant que son gouvernement se penchait aussi sur le cas des sports, des restaurants et des gyms.

“Au fur et à mesure qu’on sera capable d’enlever les restrictions, on va le faire, mais il faut réduire les contacts”, a-t-il indiqué.