POLITIQUE
27/01/2020 15:49 EST

Français déficient: des députés québécois défendent MacKay et O'Toole

Le lieutenant conservateur du Québec, Alain Rayes, plaide qu’il faut «laisser la chance au coureur».

Photos: The Canadian Press
Peter MacKay et Erin O'Toole

OTTAWA — Des députés québécois se portent à la défense des deux principaux candidats déclarés dans la course à la direction conservatrice, même s’ils ne sont pas bilingues.

La qualité du français de l’ancien ministre Peter MacKay, qui a lancé sa campagne samedi, a été critiquée par plusieurs. Elle a même fait la première page du «Journal de Montréal» qui a relevé ses fautes de prononciation et a mis pour titre «Good luck mister!». 

Le député Bernard Généreux a trouvé la première page du journal «très ordinaire».

M. Généreux, qui a annoncé son appui à M. MacKay lundi, estime que, «hormis» la langue, l’ancien ministre a toutes les qualités pour devenir premier ministre du Canada. Il assure que M. MacKay a un niveau de compréhension du français «très élevé» en privé.

Son collègue Pierre Paul-Hus, qui appuie également le candidat, admet que M. MacKay pourrait s’améliorer, mais son français est «très adéquat». Il assure que «l’équipe Québec» de sa campagne va bien l’entourer pendant les prochains mois.

Le lieutenant conservateur du Québec, Alain Rayes, reste neutre dans la course à la direction qui se dessine. Mais concernant le français, il plaide qu’il faut «laisser la chance au coureur».

M. Rayes dit qu’il ne s’attend pas à ce que M. MacKay et Erin O’Toole, qui a confirmé lundi qu’il se lance dans la course, soient nécessairement bilingues pour aspirer au poste de premier ministre.

Les députés conservateurs du Québec se sont toutefois dissociés des propos de leur collègue albertaine Michelle Rempel Garner, qui disait vendredi dernier que le bilinguisme prend trop de place dans la course à la direction qui se dessine.

Les conservateurs choisiront leur prochain chef le 27 juin prochain à Toronto.