DIVERTISSEMENT
10/07/2019 07:41 EDT | Actualisé 10/07/2019 10:35 EDT

Festival d'été de Québec: Éric Lapointe livre le «show de sa vie»

Éric Lapointe a célébré de la plus grande des manières ses deux anniversaires de l’année.

HuffPost Québec
Éric Lapointe (droite) a partagé la scène avec plusieurs autres artistes durant ce spectacle, dont Garou (gauche).

Offrir une carte blanche à Éric Lapointe, c’est s’assurer de retrouver les Plaines d’Abraham bondées d’admirateurs plus que fidèles par un petit mardi soir d’été. C’est aussi la certitude que la scène Bell verrait défiler de grands noms de la chanson québécoise et que le rocker vedette livrerait, tel que promis, le «show de sa vie». Retour sur une soirée tout en surprises, en moments mémorables et en sueurs d’intensité où le fêté s’est vu remettre sur scène le prix Miroir de la Renommée du Festival d’été de Québec

Célébrer entre amis

Il avait promis de livrer «le show de sa vie et de ses rêves» et il a tenu promesse. Éric Lapointe, l’un sinon le rocker le plus aimé du Québec, a célébré de la plus grande des manières ses deux anniversaires de l’année: celui marquant la sortie de son premier album il y a un quart de siècle et son 50e anniversaire.  

Débarqué sur les Plaines en moto - un clin d’œil en hommage au chanteur disparu Johnny Hallyday - Éric Lapointe a entamé ce spectacle qui n’allait pas se terminer avant 23h45 en chantant L’envie en compagnie de Garou, Bobépine et Marie-Stone avec son ami Marc Dupré. 

Vêtu d’une veste de cuir sans manche et déjà trempé de la tête aux pieds, le rocker a poursuivi avec la légendaire Terre promise (Poussé par le vent). Déjà, les lumières des téléphones cellulaires tenus à bout de bras semblaient recouvrir les Plaines d’Abraham de milliers de points lumineux; moment inoubliable qui allait se produire à plusieurs reprises au cours du spectacle.  

Avec Ludovick Bourgeois, il a chanté la pièce Belle folie avant de lancer à la foule: «Un show, c’est comme une communion; plus vous nous en donnez, plus on vous en donne.»

S’il a laissé le micro au duo Les sœurs Boulay pour qu’il interprète (superbement) sa chanson Reste là, il s’est improvisé «troisième frère» du groupe Deux frères pour interpréter On commence à se quitter. Une belle idée et une énergie bien partagées. 

Lors de la classique Motel 117, Lapointe a lancé un «Vous êtes beaux!» aux spectateurs qu’il est descendu voir de plus près en prenant un mini bain de foule. Celle-ci s’est aussi retrouvée en délire dès les premières notes de La Bartendresse.

Le rock’n roll est vivant!Éric Lapointe

Duo improbable, à la fois bouleversant et efficace, Safia Nolin et Éric Lapointe ont proposé leur belle version de Loadé comme un gun sur fond de flammes bien chaudes. Ont suivi la pièce Coupable puis l’incontournable Mon ange chanté en partie par la foule et agrémenté par les acrobaties d’une trapéziste du Cirque Éloize. Lara Fabian est ensuite venue chanter avec lui Je suis malade, laissant des frissons dans les cœurs à travers la foule.

«Le rock’n roll est vivant! Voulez-vous du rock’n’roll?» a demandé le jubilaire en laissant la scène à Travis Cormier et à Colin Moore (La Voix) afin qu’ils interprètent de superbe façon la pièce pleine de défis vocaux Dream On d’Aerosmith.  

Autre grande rockeuse chouchoute du Québec, Marjo semblait aussi en forme qu’à ses débuts lorsqu’elle est montée sur scène pour chanter Illégal avec son ami. Celui-ci a poursuivi avec Un beau grand slow chanté a cappella avec son guitariste et la foule qu’il s’est plu à surnommer «la chorale des Plaines». «Je veux qu’ils vous entendent jusqu’à Montréal!» a-t-il hurlé alors que les cellulaires illuminés s’élevaient à nouveau «telles des étoiles qui dansent». 

Galerie photo FEQ: Éric Lapointe Voyez les images

Avec Kevin Parent, il a chanté Môman, puis, après qu’on ait vu défiler des images d’archives de Johnny Hallyday, le plus grand succès de celui-ci: Ma gueule livrée de façon surprenante, mais convaincante, avec le chanteur Mario Pelchat. 

Au nombre des beaux moments de cette soirée qui avait de grands airs de fête nationale, on peut noter le duo Éric Lapointe-Jean-Pierre Ferland sur Qu’est-ce que ça peut ben faire?, la prestation très intense d’Éric pendant Jusqu’au bout (tiré de l’album Le ciel de mes combats), L’essentiel chanté avec la grande Ginette Reno et l’éternelle N’importe quoi qui a fait chanter les Plaines au grand complet à tue-tête. 

Loin d’être essoufflé, mais parce qu’il fallait bien qu’il soit clôt, ce «spectacle d’une vie» s’est achevé avec la pièce La voix que j’ai réunissant sur scène Louis-Jean Cormier, Marc Dupré, Marjo, Justin Boulet puis le reste des artistes invités dont Martin Deschamps et Marie-Mai (qui avait précédemment rejoint Lapointe pour interpréter Ce soir on danse à Naziland puis la pièce Shallow tirée du film A Star is Born). 

Puis, Éric Lapointe s’en est allé, visiblement ému, trempé aux os et aussi aux anges qu’exténué de tant d’amour et d’intensité partagés. 

Le Festival d’été de Québec se poursuit jusqu’au 14 juillet prochain. Pour consulter la programmation: https://www.feq.ca

À VOIR: un festival dans la controverse