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08/10/2019 07:07 EDT | Actualisé 08/10/2019 08:56 EDT

Des militants d'Extinction Rebellion ont escaladé la structure métallique du pont Jacques-Cartier

Le pont a été fermé dans les deux directions pendant une partie de l'heure de pointe matinale.

Trois activistes environnementaux ont entrepris peu avant 6h mardi l’ascension de la structure métallique du pont Jacques-Cartier, à Montréal, provoquant pendant plus d’une heure la fermeture complète de ce lien routier névralgique à l’heure de pointe.

Peu après l’arrivée des manifestants, des voitures de patrouille transportant des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) et au moins un camion à échelle du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) sont arrivés sur les lieux. Des pompiers ont escaladé la structure à leur tour pour tenter de convaincre les militants d’en descendre.

Les activistes ont finalement été de retour sur le tablier du pont peu avant 8h15. Ils ont peu après été emmenés par la police à bord de véhicules de la SQ avant d’être soumis à un interrogatoire. La police ignorait encore vers 8h30 si des accusations criminelles de méfait public seraient portées contre eux; leur comportement sera soumis à l’examen du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

 

Les voies de circulation du pont avaient précédemment dû être fermées graduellement par la police. Vers 7h30, elles étaient interdites d’accès dans les deux directions; la réouverture permise par la Sûreté du Québec n’a été autorisée que vers 8h40 après qu’une inspection ait été menée pour assurer que le passage des automobiles, des camions, des bicyclettes et des piétons soit sécuritaire.

D’importantes congestions routières ont éclaté sur la rive sud de Montréal en raison de cette manifestation. Les effets de la fermeture du pont Jacques-Cartier se sont fait sentir lourdement aux accès des ponts Victoria et Samuel-de-Champlain en particulier.

Peu avant 7h, le groupe militant Extinction Rebellion Québec a revendiqué l’action. Les manifestants ont toutefois été incapables d’accrocher leurs banderoles à la structure du pont.

«Trois activistes escaladent présentement le pont Jacques-Cartier pour y accrocher des bannières afin d’envoyer un message au gouvernement: vous ne pouvez plus nous ignorer», a écrit le groupe sur sa page Facebook.

L’une des manifestantes a d’ailleurs publié une vidéo alors qu’elle était sur la structure métallique du pont.

 

Lundi, des manifestants appartenant à Extinction Rebellion ont bloqué des ponts ailleurs au Canada dans le cadre d’un effort mondial visant à faire pression pour une action plus urgente contre les changements climatiques. Les activistes ont perturbé la circulation sur des ponts à Halifax, Toronto, Edmonton et Vancouver.

Sur le continent européen, des centaines de personnes ont participé à des interventions du genre qui ont soulevé l’ire de plusieurs citoyens coincés dans d’imposants bouchons de circulation.

Extinction Rebellion exige l’arrêt du développement des industries fossiles et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans un communiqué transmis mardi, le groupe dit s’opposer notamment aux projets d’oléoducs et de gazoducs tels ceux de Trans Mountain et GNL Saguenay.

Les activistes ajoutent qu’une autre action aura lieu à 17h à la Place du Canada, au centre-ville. Ils souligneront alors le premier anniversaire de la publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) par des scientifiques qui exposaient les conséquences néfastes d’un réchauffement des températures au-delà de 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.

Fondée au Royaume-Uni l’année dernière, Extinction Rebellion dit compter des sections dans une cinquantaine de pays.