POLITIQUE
01/09/2020 14:03 EDT | Actualisé 01/09/2020 14:04 EDT

Le climat de travail «toxique» à Rideau Hall sera examiné de plus près

Tous ceux qui ont déjà travaillé ou qui travaillent encore pour le Bureau du secrétaire du gouverneur général peuvent participer volontairement à l’examen.

SEAN KILPATRICK via Getty Images
La gouverneure générale Julie Payette

Les allégations de harcèlement en milieu de travail à Rideau Hall seront examinées par une firme d’experts-conseils d’Ottawa qui a déjà obtenu de tels mandats sur la Colline parlementaire.

Le Bureau du Conseil privé a retenu les services du cabinet-conseil Quintet pour mener l’enquête indépendante sur des allégations d’«environnement de travail toxique» au bureau de la gouverneure générale Julie Payette.

Quintet a déjà été appelé par le gouvernement fédéral pour enquêter sur des plaintes de harcèlement au travail. Le cabinet-conseil a ainsi enquêté il y a sept ans sur des problèmes au sein de l’unité de protection de la Gendarmerie royale du Canada pour le premier ministre Stephen Harper et, plus récemment, sur des problèmes avec l’ex-sénateur Don Meredith.

Un avis en ligne indique que Quintet devra interviewer les employés actuels et anciens du Bureau du secrétaire du gouverneur général. Mme Payette rencontrera aussi les consultants pour tenter de déterminer précisément quels comportements suscitent des inquiétudes à l’égard d’un «milieu de travail toxique» et qui était impliqué.

Tous ceux qui ont déjà travaillé ou qui travaillent encore pour le Bureau du secrétaire du gouverneur général peuvent participer volontairement à l’examen, indique l’avis, mais certaines des informations qu’ils fournissent pourraient nécessiter la divulgation de leur identité.

Des reportages de la CBC avaient allégué cet été que Mme Payette avait rabaissé et humilié publiquement des employés; certains ont éclaté en sanglots, d’autres ont préféré démissionner. Des problèmes antérieurs concernant l’environnement de travail à Rideau Hall avaient déjà été soulevés dans des évaluations d’employés citées par le magazine Maclean’s.

Les reportages les plus récents ont incité le Bureau du Conseil privé — le «ministère du premier ministre» — à lancer le 23 juillet «un examen approfondi, indépendant et impartial». L’initiative avait été saluée par Mme Payette dans un communiqué où elle se disait elle-même «profondément préoccupée» par ces allégations.

Le rapport final du cabinet-conseil Quintet devrait être déposé plus tard cet automne sur le bureau du ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, qui préside le Conseil privé.

Le porte-parole néo-démocrate en matière d’éthique, Charlie Angus, s’attend maintenant à ce que toutes les conclusions ou recommandations générales du rapport soient rendues publiques et que des mesures soient prises. «J’ai énormément de respect pour (Mme Payette), mais elle représente le peuple canadien et doit répondre aux normes les plus élevées», a déclaré M. Angus mardi matin en conférence de presse. «Les allégations sont profondément troublantes.»

M. Angus comprend par ailleurs que certaines informations devront demeurer confidentielles pour protéger l’identité des dénonciateurs.

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