POLITIQUE
22/10/2019 09:13 EDT

L'ex-éditorialiste André Pratte démissionne de son poste de sénateur

M. Pratte en a fait l'annonce sur Twitter, lundi soir.

THE CANADIAN PRESS IMAGES/Graham Hughes
André Pratte (photo d'archives)

L’ex-éditorialiste du quotidien La PresseAndré Pratte démissionne de ses fonctions au Sénat.

M. Pratte en a fait l’annonce sur le réseau social Twitter, lundi soir, au moment même où fermaient les bureaux de scrutin au Québec, en Ontario et dans les Prairies.

Il y a rendu publique une lettre envoyée à la gouverneure générale du Canada, Julie Payette, dans laquelle il précise avoir délibérément choisi de rendre sa démission effective au 21 octobre à 21h30 précises.

Il fait valoir qu’en agissant ainsi, sa démission n’aura pas été une source de distraction durant la campagne électorale. Aussi, puisque les résultats électoraux ne pouvaient être connus à ce moment, son départ ne pourra pas être interprété comme une réaction aux résultats électoraux.

Les raisons de son départ, après trois ans en poste, ont de quoi étonner. Il écrit que, «dans tout cheminement professionnel il peut venir un temps où l’on constate que l’on n’a pas les aptitudes et la motivation nécessaires pour accomplir la tâche qu’on nous a confiée. Après trois ans au Sénat, telle est la conclusion à laquelle j’en arrive.»

Il se dit par ailleurs «attristé de trahir ainsi la confiance» placée en lui par la gouverneure générale et le premier ministre Justin Trudeau, qui l’avait nommé, mais il ajoute que «je tromperais davantage cette confiance si je persistais dans une tâche que je ne peux accomplir au niveau d’excellence attendu».

Il termine sa lettre en rendant hommage aux sénateurs et sénatrices qu’il a côtoyés, des gens de «grande compétence» et d’un «dévouement exceptionnel», estimant qu’ils «ne méritent certainement pas le jugement sévère que portent trop de Canadiennes et de Canadiens sur cette grande institution».

Il ajoute enfin qu’il souhaite voir se poursuivre la modernisation de la chambre haute visant à la rendre «plus efficace et moins soumise à la discipline de parti», estimant que cette réforme «est essentielle pour renforcer la confiance des Canadiens à l’égard du Parlement».