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24/03/2020 12:13 EDT | Actualisé 24/03/2020 13:50 EDT

COVID-19: les États-Unis pourraient dépasser l'Europe en nombre de cas, prévient l'OMS

La progression de la maladie aux États-Unis pourrait en faire bientôt le nouvel épicentre, a indiqué une porte-parole de l’OMS.

Eduardo Munoz Alvarez via Getty Images
Plusieurs personnes font la file devant l'hôpital Elmhurst dans le quartier Queens à New York afin de subir un test de dépistage de la COVID-19.

Les États-Unis, où le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus explose, pourraient bientôt dépasser l’Europe et devenir l’épicentre de la pandémie, a prévenu mardi l’Organisation mondial de la santé (OMS).

La pandémie de COVID-19 s’est déclarée en décembre en Chine avant de se propager en Europe, désormais continent le plus touché, mais la progression de la maladie aux États-Unis pourrait en faire bientôt le nouvel épicentre, a indiqué Margaret Harris, une porte-parole de l’OMS lors d’un point presse en visioconférence.

“Nous constatons une très forte accélération du nombre de cas aux États-Unis, donc cela se pourrait”. “Nous ne pouvons pas dire que c’est déjà le cas, mais la possibilité existe”, a-t-elle insisté.

En début d’après-midi mardi, l’Université John Hopkins a publié un bilan encore plus lourd que le dernier fourni par l’OMS alors qu’elle a comptabilisé 600 morts et près de 50 000 cas officiellement déclarés aux États-Unis.

Selon le dernier rapport quotidien de l’OMS publié lundi soir, les États-Unis ont vu le nombre de personnes obtenir un résultat positif au nouveau coronavirus et de décès doubler en 24h (31 573 cas d’infection cumulés et 402 morts).

Dans le même intervalle, l’Europe a recensé 20 131 nouveaux cas et 1318 décès pour un total de 171 424 cas et 8743 décès.

L’accélération de la maladie COVID-19 aux États-Unis peut s’expliquer par un meilleur dépistage et reflète aussi le taux élevé de transmissions avant la mise en place des mesures de confinement plus strictes.

“La contagion par chaque individu de deux ou trois personnes prend de trois à cinq jours. Nous, ce que nous voyons s’est produit il y a trois, quatre ou cinq jours, dans de nombreux pays”, selon Margaret Harris.

“Aux États-Unis, il y a une semaine, il y avait de nombreuses transmissions”, a-t-elle souligné.

Bien qu’il faille s’attendre dans les jours à venir à une hausse considérable du nombre des cas à l’échelle planétaire, l’OMS dit percevoir des “signes positifs très précoces dans certains pays européens qui ont réussi à convaincre leur population de respecter la distanciation physique, de ne pas se déplacer”, a aussi indiqué la porte-parole de l’organisation.

En Italie par exemple, pays le plus touché après la Chine avec 63 927 cas, selon l’AFP, les autorités sanitaires enregistrent une baisse des nouveaux cas d’infection et du nombre de décès.

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