DIVERTISSEMENT
22/10/2019 11:57 EDT

L'ascension de Thomas Delorme

«Mes parents m’ont vraiment beaucoup répété de ne jamais me penser au-dessus des autres...»

Véro Boncompagni via Radio-Canada

Il était connu comme le fils des comédiens Julie Perreault et Sébastien Delorme. Il est maintenant l’un des jeunes acteurs de l’heure, se frayant par lui-même un beau chemin dans l’univers du showbiz québécois. Humble et posé, Thomas Delorme se dit prêt à relever tous les défis et à «sauter en bas de tous les avions sans parachute» pour vivre son rêve d’acteur, mais aussi d’artiste complet aux passions diversifiées.  

Faire à sa tête sans jamais avoir la grosse tête

Thomas Delorme se dit très inspiré par le groupe Bigflo & Oli. Un duo français qui a lancé deux albums baptisés La vraie vie et La vie de rêve, abordant les thèmes de la popularité et de la vie bien réelle. Les paroles «Le plus dur ce n’est pas de réussir, c’est de rester soi-même» surtout, font échos dans sa tête depuis qu’il commence à décrocher des rôles importants et semble «parti sur une bonne lancée».

«Je ne dirais pas que j’ai du succès, je dirais plus que je prends toutes les offres possibles pour acquérir de l’expérience, affirme le comédien, qui vient tout juste d’avoir 18 ans. J’essaie d’avoir le champ artistique le plus large possible et de me lancer des défis. Je veux vivre avec les risques et je veux voir ce que cela donnera par la suite.»

On serait portés à croire que l’influence de ses comédiens de parents a fait de lui le comédien ambitieux qu’il est devenu, mais il n’en est rien. Au contraire, ceux-ci auraient plutôt tenté de le dissuader de se lancer dans une carrière d’acteur.

«Mes parents m’ont inspiré, mais ne m’ont pas incité à faire le métier. En fait, ils ne voulaient pas du tout que je devienne comédien, confie-t-il. Ils trouvaient que c’était difficile de gérer l’œil du public, le jugement des autres, ainsi que le fait qu’il y ait beaucoup de demandes et peu d’élus. Ils ne voulaient vraiment pas que je m’embarque là-dedans. Avant de décrocher District 31, même mon père a eu plus de la difficulté niveau travail… mais ça fait partie de la vie de comédien.»

À force de détermination et d’instance («Je les ai tannés, tannés et tellement tannés, qu’ils ont fini par accepter de m’inscrire dans une agence», dit-il en riant), il a commencé à passer des auditions, puis à décrocher des rôles pour ses talents d’acteur.

«J’aimais ça, mais j’ai vraiment réalisé la différence après entre jouer dans une série en raison de mes parents et jouer dans une série en raison d’une audition que j’ai décrochée. C’est vraiment différent, car je suis vraiment là en tant que Thomas Delorme et non de «fils de»… On dirait que ç’a pris une dimension complètement autre.»

Véro Boncompagni via Radio-Canada

Toute la vie, puis La vie compliquée de Léa Olivier

Il affirme que c’est en décrochant son premier rôle important dans Toute la vie, la nouvelle série dramatique de Danielle Trottier, qu’il a compris comment fonctionnait réellement un plateau de tournage. Et qu’il a commencé à apprendre au contact d’acteurs chevronnés comme David Boutin (qui tient le rôle de son père et pour qui il ne tarit pas d’éloges), Fanny Mallette et Roy Dupuis. 

«Les personnages sont chamboulés lors de grossesses d’adolescentes, dit-il. Le mien va tout vivre par rapport à cela. Il n’a eu qu’une blonde dans sa vie et dès la première fois, il a fait un enfant avec elle, qui n’a que 13 ans. C’est toute la dynamique familiale qui va changer, on verra ce que ce garçon qui est amoureux de sa blonde, mais qui est si jeune, va décider de faire. » 

Thomas a aussi récemment décroché le rôle de l’amoureux de Léa Olivier, l’héroïne de la série La vie compliquée de Léa Olivier, tirée des deux premiers tomes de la très populaire série de livres du même nom. Un plateau qui lui permet d’acquérir une certaine indépendance et de vivre pleinement sa vie de comédien, lui qui se trouve à Ottawa, se rend tourner, puis rentre seul le soir à son hôtel alors que ses parents sont à Montréal.

«C’est une expérience complètement unique, dit-il. Quand je suis sur le plateau de La vie compliquée de Léa Olivier avec les autres jeunes, je capote encore plus. Je vis un rôle dans une série, mais je vis aussi une aventure incroyable. Et puis, les amours de jeunesse, je trouve ça tellement beau. Je suis content de pouvoir le vivre sur un tournage si différent d’un plateau ordinaire avec des adultes où je suis plutôt en mode apprentissage; là, c’est un trip de gang avec des jeunes.»

Son personnage, beaucoup plus développé que dans les livres, a un peu été modelé à son image. De «bad boy pas toujours gentil» sur papier, il est devenu un jeune et gentil garagiste habile de ses mains, loin des personnages classiques des garçons populaires, car réussissant bien à l’école.

«Les personnes qui se reconnaissent moins dans la scolarité vont peut-être se reconnaître plus dans ce personnage plus manuel, explique-t-il. Ils ont vraiment adouci ce personnage, ce qui cadre mieux avec ma personnalité, car je ne suis pas bum du tout dans la vie. C’est un gars qui ne veut pas faire de mal à personne, qui est passionné par ses amours et qui va vivre une relation à distance avec Léa Olivier (interprétée par Laurence Deschênes). Lorsqu’elle va partir, ça va venir chambouler sa vie, car il a besoin de savoir qu’elle est là, près de lui. Il va donc vivre des choses plus difficiles à cause de cette relation longue distance.» 

Conscient que ces deux rôles importants contribueront à le rendre encore plus populaire, le comédien insiste sur son désir de garder les deux pieds sur Terre et de ne pas oublier sa vraie vie : ses amis, sa famille et l’école (il étudie en cinéma). Ses nombreuses passions aussi : le rap, la musique, l’humour, l’écriture de paroles de chansons…   

«Mes parents m’ont vraiment beaucoup répété de ne jamais me penser au-dessus des autres. Ça fait longtemps qu’ils font ce métier-là, ils en ont vu des jeunes passer et m’ont parlé de leur comportement qui, parfois, changeait avec le succès d’une série. Ils sont là pour me dire de ne pas oublier que je ne suis qu’un simple être humain.»

La vie compliquée de Léa Olivier sera diffusée à compter du 21 février 2020, sur Club illico.

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