Comment bien s'entraîner quand on a 50 ans et plus

«Des hommes et des femmes aux passés sédentaires ont commencé des programmes d’entraînement, en musculation notamment, après 70 ans. Les résultats et les progrès sont renversants!»

Le printemps se profile tranquillement et le désir de se réapproprier son corps - oublié sous des couches de manteaux tout l’hiver - se fait sentir. Mais comment bien reprendre sans se blesser quand on n’a plus 20 ans?

Entretien sans filtres avec Josée Lavigueur, qui sort son ultime DVD, le 35e, intitulé «28 jours pour un corps plus ferme.»

«Tout dépend d’où on part, et ce, à tout âge. Après 50 ans, il est vrai que idéalement, encore plus, on pense à démarrer doucement notre programme d’entraînement. Il est important de s’assurer d’être bien encadré, bien conseillé. Le coach ou le programme que vous suivez sur le web doit vous démontrer ses compétences et sa crédibilité. Vous mettez en quelque sorte votre santé entre ses mains!»

Quand on a plus de 60 ans?

«Même chose, vraiment! Sachez que les études sont hallucinantes sur le sujet du vieillissement. Des hommes et des femmes aux passés sédentaires ont commencé des programmes d’entraînement, en musculation notamment, après 70 ans. Les résultats et les progrès sont renversants! Assurez-vous, peu importe votre âge, que vous êtes conseillé par un pro, un vrai pro. »

En vieillissant, il faut être de plus en plus vigilant à:

- La chaleur: attention aux coups de chaleur;

- Les obstacles: les chutes peuvent être dramatiques puisque les os sont plus poreux;

- Les efforts intenses et soudains, le cœur n’aime pas ce genre de surprises;

- Un bilan de santé est toujours une bonne idée.

Assurez-vous que votre cœur et ses artères sont prêts à vous soutenir. Votre taux de cholestérol LDL et votre pression artérielle sont de bons indices.

Quel est le plus gros défi?

«Pour tout le monde, c’est l’assiduité. Le maintien des bonnes habitudes et donc de la motivation! Le truc? Trouver au moins un peu d’agrément pendant son entraînement.»

Peut-on faire tous les entraînements, dont les bootcamps?

«Absolument. Encore une fois, cela dépendra de votre point de départ, de votre programme et de votre entraîneur. Les entraînements comme le Hiit ou les bootcamps demandent quand même un haut degré de détermination. Il est vrai qu’en vieillissant, ce type d’entraînement est moins attirant, pour la moyenne. Les risques de blessures étant un peu plus élevés que pour d’autres formes d’exercices.»

Est-ce qu’il y a des zones plus difficiles à muscler passé un certain âge?

«Il y a un grand facteur génétique associé à la capacité de renforcer ou de découper certains groupes musculaires. En vieillissant, il faut comprendre que la force et l’endurance des muscles travaillés seront améliorés et là devrait être notre objectif. Parmi les incontournables: le travail des stabilisateurs pour améliorer son équilibre. Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un simple brossage de dents sur une jambe! »

Un entraînement complet devrait toujours comporter au moins 3 portions :

- Du cardio : on sort marcher, course légère, raquette, ski de randonnée... Au moins 30 minutes, 4 à 5 fois par semaine.

- De la musculation: 3 fois par semaine, pour les grands groupes musculaires:

* Bras et épaules;

* Abdos et dos (stabilisateurs);

* Fessiers;

* Cuisses.

- Du travail d’équilibre: tous les jours. Tout compte. Chaque fois qu’on a l’occasion, on se place sur un pied. Debout derrière une chaise ou un comptoir, on se tient en équilibre sur la jambe droite et on balance la gauche de l’avant vers l’arrière ou coté/côté.

Quant aux étirements, bien que les écoles de pensée varient énormément sur les bienfaits du stretching actuellement, plusieurs affirment qu’ils sont nécessaires. Prenez un moment, 2 ou 3 fois par semaine, pour vous détendre et vous étirer.

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