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17/07/2019 17:13 EDT

Neuf employés congédiés dans une affaire de maltraitance au CISSS de Laval

L’enquête policière aurait débuté en janvier à la suite d’une dénonciation du CISSS de Laval.

AlexLinch via Getty Images

Neuf employés d’une résidence de réadaptation du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval ont été congédiés pour des allégations de maltraitance envers des personnes atteintes de déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l’autisme.

Ces neuf travailleurs étaient employés au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle en troubles du spectre de l’autisme Louise-Vachon, situé sur le boulevard Saint-Martin Ouest à Laval.

Les allégations concernant ces travailleurs font état de gestes de violence et de harcèlement contre des bénéficiaires, mais aussi à l’endroit de collègues de travail.

Selon les informations disponibles sur le portail web du CISSS de Laval, l’établissement offre «des services spécialisés d’adaptation, de réadaptation et de participation sociale à ses bénéficiaires». Une clientèle de personnes aux prises avec des troubles graves de comportement profite également d’un milieu de vie transitoire au centre Louise-Vachon.

La majorité de la clientèle est d’âge adulte, mais certains patients d’âge mineur seraient aussi traités à cet endroit.

Le CISSS menait son enquête

L’enquête policière aurait débuté en janvier à la suite d’une dénonciation du CISSS de Laval qui menait parallèlement sa propre enquête interne en ressources humaines.

Tous les usagers ayant fréquenté l’établissement et ayant été en contact avec les individus congédiés sont considérés comme des victimes potentielles.

Outre la purge au sein du personnel, le CISSS de Laval affirme avoir déployé un plan d’action à plusieurs volets incluant la révision complète des pratiques cliniques et des plans d’intervention pour chaque usager.

Le cabinet de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a réagi par courriel en saluant «le message clair lancé par les dirigeants de l’établissement par ces congédiements». Un geste qui viendrait confirmer que la maltraitance et le harcèlement «sont extrêmement graves et inacceptables».

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