POLITIQUE
14/10/2019 09:25 EDT

Les chefs évoquent de plus en plus un gouvernement minoritaire

Bien malin celui qui peut prédire ce qui arrivera après le 21 octobre.

La Presse canadienne
Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet.

Les chefs fédéraux évoquent de plus en plus la possibilité d’un gouvernement minoritaire à la suite du scrutin du 21 octobre.

Déjà, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a commencé à déplacer ses pions sur l’immense échiquier électoral en se disant prêt à unir ses forces avec n’importe quel parti pour défaire un éventuel gouvernement conservateur minoritaire.

Les sondages actuels indiquent que les conservateurs sont à égalité virtuelle avec les libéraux. Bien malin celui qui peut prédire ce qui arrivera après le 21 octobre.

M. Singh avait déjà fermé la porte à toute alliance avec les conservateurs, mais il est allé encore plus loin dimanche en précisant que si les troupes d’Andrew Scheer raflent plus de sièges que les libéraux, le 21 octobre prochain, le NPD serait «prêt à n’importe quoi» pour les renverser.

«Peu importe la décision des Canadiens et Canadiennes dans l’élection, je vais travailler sur les priorités que j’ai proposées et je vais m’assurer qu’on lutte contre les conservateurs parce qu’ils vont couper dans les services», a-t-il déclaré en français, lors d’un rassemblement partisan à Surrey, en Colombie-Britannique, dimanche après-midi

De passage en Mauricie, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a réitéré que son parti ne joindra pas ses forces avec d’autres formations politiques en cas de l’élection d’un gouvernement minoritaire.

Le soutien des élus bloquistes sera accordé à la pièce.

«Le seul critère qui présidera aux choix du Bloc québécois sera que chacun des projets, chacune des motions, chacune des propositions, chacun des crédits, chacun des budgets servent le Québec», a rappelé M. Blanchet qui dit souhaiter l’élection d’un gouvernement minoritaire.

«Ça m’amuse un peu de sentir certaines angoisses. Si quelqu’un n’a pas l’intention de faire de quoi de mauvais pour le Québec, il n’a rien à craindre du Bloc québécois», a-t-il ajouté.

Sentant la soupe chaude, le chef libéral Justin Trudeau a attaqué le Nouveau Parti démocratique et au Bloc québécois.

M. Trudeau a tenté de présenter le Parti libéral comme la seule formation capable de se dresser sur le chemin des conservateurs.

«Si on veut empêcher les coupes des conservateurs, il faut élire un gouvernement progressiste, et non pas une opposition progressite», a-t-il répété.

À voir: une question touchante lors du débat des chefs