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12/01/2020 16:29 EST | Actualisé 12/01/2020 16:31 EST

Écrasement en Iran: huit autres représentants canadiens attendus lundi

Ces représentants vont fournir une assistance consulaire aux familles des Canadiens, notamment pour identifier les victimes, rapatrier les corps et participer à l’enquête.

THE CANADIAN PRESS/Justin Tang
Le premier ministre Justin Trudeau, le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne (à gauche) et la sous-ministre de la Défense nationale Jody Thomas (à droite) à Ottawa, le samedi 11 janvier 2020.

Huit autres représentants canadiens se rendront en Iran lundi pour participer à l’enquête sur l’écrasement d’avion et apporter leur aide aux familles des 57 Canadiens qui ont péri dans la tragédie.

Trois membres de l’Équipe permanente de déploiement rapide d’Affaires mondiales Canada sont arrivés samedi en Iran, où ils s’affairent à mettre en place une base d’opérations pour le gouvernement canadien à la suite de l’écrasement d’avion de mercredi, qui a tué les 176 personnes à bord.

Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a déclaré dimanche que l’Iran avait approuvé des visas pour six autres membres de l’équipe, qui se trouvent actuellement à Ankara, en Turquie.

Des visas ont également été délivrés pour deux experts du Bureau de la sécurité des transports, a indiqué M. Champagne sur Twitter.

Les huit Canadiens devraient arriver en Iran lundi, a ajouté M. Champagne.

Un autre membre de l’équipe de déploiement rapide devrait arriver à Ankara lundi et le ministre a dit s’attendre à ce que l’Iran lui accorde «rapidement» un visa. 

Un porte-parole d’Affaires mondiales Canada a expliqué que ces représentants fourniraient une assistance consulaire aux familles des Canadiens, notamment pour identifier les victimes, rapatrier les corps et participer à l’enquête.

Les efforts du gouvernement canadien pour déployer une équipe en Iran ont été compliqués par le fait qu’Ottawa a rompu tous ses liens avec Téhéran en 2012, fermant son ambassade et rappelant tous ses diplomates.

La plupart des passagers de l’avion étaient des Iraniens ou des Canadiens d’origine iranienne; 138 d’entre eux étaient en route vers le Canada.

En plus des 57 citoyens canadiens dans l’avion, La Presse canadienne a pu confirmer qu’au moins 74 victimes avaient des liens étroits avec le Canada. Plusieurs étaient des étudiants et des professeurs partis passer les vacances de fin d’année chez leurs proches en Iran.

Le président iranien Hassan Rouhani a reconnu samedi qu’un missile iranien avait abattu le vol d’Ukraine International Airlines quelques minutes après son décollage de l’aéroport de Téhéran. L’armée iranienne a déclaré que l’avion avait été confondu avec un missile.

Cérémonies à Edmonton et Toronto

Le premier ministre Justin Trudeau doit assister dimanche à une veillée à Edmonton en mémoire des victimes de l’écrasement. Il prononcera également un discours lors du service commémoratif au Centre sportif communautaire Saville.

Parmi les 57 Canadiens ayant péri dans la tragédie, 13 résidaient dans la région d’Edmonton.

Un autre rassemblement pour honorer les victimes a eu lieu dimanche à l’Université de Toronto, qui a perdu six étudiants dans la tragédie. La vice-première ministre Chrystia Freeland a déclaré que ces pertes de vie se faisaient sentir bien au-delà de l’université.

«C’est une perte pour Toronto, c’est une perte pour l’Ontario et c’est une perte pour le Canada», a dit Mme Freeland, qui était visiblement émue. «Rien ne remplacera jamais ces vies brillantes qui ont été interrompues. Nous en porterons toujours (...) les cicatrices.»

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a également pris la parole. Il a affirmé que son gouvernement se tenait aux côtés du gouvernement fédéral pour réclamer que les responsables de la tragédie soient traduits en justice.

Lors d’une conférence de presse à Ottawa samedi, M. Trudeau s’est dit «furieux et déçu» qu’autant de Canadiens soient morts à cause des actions de l’Iran. Il a estimé que le régime iranien devait «assumer la pleine responsabilité» de cette «tragédie qui n’aurait pas dû se produire».

Il a également appelé à un effort concerté pour désamorcer les tensions dans la région qui, selon lui, ont contribué à la tragédie.

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