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01/10/2019 13:44 EDT

DPJ: surchargés et sous-payés, les intervenants lancent un appel à l'aide

Ils disent crouler sous la charge de travail, ayant chacun d’eux beaucoup trop de dossiers à traiter pour répondre adéquatement aux besoins des enfants vulnérables.

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QUÉBEC — Les intervenants oeuvrant sur le terrain à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) lancent un appel au secours au gouvernement Legault.

Ils disent crouler sous la charge de travail, ayant chacun d’eux beaucoup trop de dossiers à traiter pour répondre adéquatement aux besoins des enfants vulnérables.

Après une année de gouvernance caquiste, ils estiment que le temps est venu de passer à l’action en investissant massivement, dès maintenant, en protection de la jeunesse, pour éviter que d’autres drames, comme celui survenu l’été dernier à Granby, ne se produisent.

En conférence de presse mardi, les porte-parole de l’Association du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont soutenu que leurs membres étaient au bout du rouleau.

C’est un fait que le nombre de signalements à la DPJ ne cesse d’augmenter, atteignant le nombre record de 105 644 l’an dernier, une hausse de 10 pour cent par rapport à l’année précédente.

Ils réclament donc l’injection annuelle de 270 millions $ dans le réseau pour répondre aux besoins, notamment par l’embauche de personnel qualifié et une réduction de la tâche.

En parallèle, alors que les négociations en vue du renouvellement des conventions collectives du secteur public doivent commencer sous peu, ils affirment que les intervenants de la DPJ sont sous-payés et qu’un rattrapage salarial s’impose si on veut retenir le personnel en place.

Le taux de rétention du personnel dans le réseau de la DPJ est un problème récurrent.

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