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08/01/2020 12:00 EST | Actualisé 08/01/2020 14:23 EST

L'Iran semble se calmer, dit Donald Trump

Il a indiqué qu'aucun Américain n'a été blessé ou tué par les missiles iraniens qui ont frappé mardi deux bases irakiennes.

Les États-Unis et l’Iran ont évité de jeter de l’huile sur le feu mercredi, le président Donald Trump ayant affirmé qu’il ne répliquerait pas militairement aux frappes iraniennes qui ont visé deux bases en Irak abritant des troupes américaines. Les frappes n’ont pas fait de blessés.

Lors d’une allocution à la Maison-Blanche, M. Trump a paru déterminé à désamorcer la crise, qui a atteint un nouveau sommet après qu’il a autorisé l’assassinat ciblé, la semaine dernière en Irak, du général Qassem Soleimani, chef de la force iranienne d’élite Al-Qods. L’Iran a riposté mercredi matin en tirant plus d’une douzaine de missiles sur la base aérienne Al-Assad, en Irak, et la base d’Erbil, dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien.

M. Trump a attribué à un système d’alerte précoce “très efficace” le fait qu’aucun Américain ou Irakien n’ait été tué dans les frappes. Il a ajouté que les Américains devraient être “extrêmement reconnaissants et heureux” du résultat.

Donald Trump, qui fait face à l’une des plus importantes crises internationales de sa présidence, a déclaré mercredi que l’Iran semblait “se calmer” et a ajouté que la réponse américaine serait d’imposer de nouvelles sanctions économiques “jusqu’à ce que l’Iran change de comportement”.

Les incidents des derniers jours ont considérablement accru les tensions entre Téhéran et Washington et attiré l’attention du monde sur la façon dont M. Trump allait réagir. Le président a prononcé son discours de mercredi matin entouré de ses conseillers à la sécurité nationale.

SAUL LOEB via Getty Images
Donald Trump était entre autres entouré de son vice-président, Mike Pence (droite), lors de son discours.

L’Iran menaçait depuis deux jours de répliquer avec force au meurtre du général Soleimani, mais ses frappes se sont limitées à deux bases aériennes et n’ont pas fait de victime. Cela semble indiquer que Téhéran ne souhaite pas non plus un affrontement à grande échelle avec les États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a lancé sur Twitter que son pays avait “conclu des mesures proportionnées de légitime défense”.

Éviter les guerres sans fin

Donald Trump, qui cherche à être réélu en novembre, avait fait campagne en 2016 en promettant d’éviter aux États-Unis les guerres “sans fin”.

Mercredi, il a déclaré que les États-Unis étaient “prêts à faire la paix avec tous ceux qui la recherchent”.

M. Trump a commencé son discours en réaffirmant que l’Iran ne serait “jamais autorisé à avoir une arme nucléaire”, même si ce pays a annoncé à la suite du meurtre du général Soleimani qu’il ne respecterait plus aucune des limites de l’accord de 2015 qui avait été conclu avec plusieurs pays pour l’empêcher de construire un dispositif nucléaire.

EN VIDÉO: le discours de Trump (en anglais, à partir de 32:05)

Le président a réclamé de nouvelles négociations nucléaires pour remplacer l’accord de 2015 dont il a retiré les États-Unis.

Il s’est adressé directement à l’Iran en disant: “Nous voulons que vous ayez un avenir et un grand avenir.”

M. Trump a également annoncé qu’il demanderait à l’OTAN de s’impliquer “beaucoup plus dans le processus au Moyen-Orient”. Bien qu’il ait fréquemment qualifié l’OTAN d’obsolète et réclamé que les pays membres augmentent leurs dépenses militaires, M. Trump a aussi tenté d’inciter l’alliance militaire à recentrer ses efforts sur des menaces plus “modernes”.

Les Iraniens ont tiré un total de 15 missiles lors des dernières frappes, selon deux responsables américains. Dix ont frappé la base aérienne d’Al-Assad, dans l’ouest de l’Irak, et un a touché une base d’Erbil, dans la région kurde semi-autonome. Les quatre derniers ont raté leur cible, selon ces responsables, qui ont réclamé l’anonymat parce qu’ils n’étaient pas autorisés à parler publiquement d’une opération militaire.

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