POLITIQUE
27/10/2020 14:02 EDT

COVID-19: Dominique Anglade demande au gouvernement de justifier ses décisions

Il en va maintenant de la paix sociale au Québec, a insisté la cheffe libérale.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
L’incohérence et le manque d’explications minent dangereusement la confiance des Québécois envers les autorités, a fait remarquer Dominique Anglade.

QUÉBEC — Le gouvernement Legault doit «se ressaisir» et justifier ses décisions par rapport à la COVID-19, sans quoi la confiance des Québécois va continuer de s’éroder un peu plus chaque jour, ont martelé mardi les trois partis d’opposition. 

Il en va maintenant de la paix sociale au Québec, a insisté la cheffe libérale Dominique Anglade lors d’un point de presse au cours duquel elle réagissait au prolongement de quatre semaines de la période de restrictions, jusqu’au 23 novembre.               

Le défi de 28 jours s’est transformé en défi de 56 jours, ont souligné les oppositions, qui exigent du gouvernement qu’il rende publics les avis de la santé publique, explique précisément où sont les éclosions et prenne des décisions claires et cohérentes.

Car, selon eux, les Québécois ne sont pas prêts à suivre aveuglément les consignes. Ils ne comprennent pas, par exemple, pourquoi l’entreprise Olymel, qui compte une centaine de cas de COVID-19 et un décès, demeure ouverte, alors que les musées et les cinémas, eux, sont fermés.

L’incohérence et le manque d’explications minent dangereusement la confiance des Québécois envers les autorités, si bien que des groupes tendent à présent vers la désobéissance civile, a fait remarquer Mme Anglade.

Lundi, quelque 200 centres de conditionnement physique, de yoga et de danse ont annoncé leur intention de rouvrir leurs portes jeudi malgré les restrictions liées à la COVID-19. Ils s’exposeront à des amendes, a réagi le premier ministre François Legault.

«Il faut à tout prix que le premier ministre se ressaisisse par rapport à la crise de la COVID-19. Il en va maintenant de la paix sociale au Québec, a déclaré Mme Anglade. Si on avait fait preuve de plus de transparence et de cohérence, on ne serait pas rendu là aujourd’hui.»