POLITIQUE
20/09/2019 10:55 EDT | Actualisé 20/09/2019 10:59 EDT

Discours sur le mariage gai: toujours pas d'excuses de Scheer

Le chef conservateur refuse toujours de présenter ses excuses pour un discours fait à la Chambre des communes en 2005.

Christinne Muschi / Reuters

Au moment où son rival libéral multiplie les actes de contrition pour se faire pardonner les «blackfaces» de son passé, le chef conservateur refuse de s’excuser pour un discours passé que la communauté LGBTQ juge offensant.

Pour la deuxième journée consécutive, Andrew Scheer a préféré contourner la question lorsqu’on lui a demandé pourquoi il ne s’était toujours pas excusé pour un discours fait en chambre en 2005.

Dans ce discours, tenu pendant le débat sur le projet de loi autorisant le mariage des conjoints de même sexe, M. Scheer, alors simple député, âgé de 25 ans, a offert une série d’arguments. Parmi ceux-ci, il a déclaré que de demander combien de pattes aurait un chien si on comptait sa queue comme une patte ne fait pas de sa queue une patte. Il en a alors conclu que d’adopter le projet de loi serait comme forcer les Canadiens à appeler une queue une patte.

Voyez le discours ci-dessous:

Vendredi matin, à son premier arrêt de campagne de la journée, M. Scheer n’a pas offert d’excuses. Il s’en est tenu à dire qu’il avait déjà réagi à cette affaire.

Il y a un mois, les libéraux ont déterré la vidéo du discours aux Communes de M. Scheer pour l’embarrasser. Vendredi matin, le chef conservateur disait que le sujet du jour était plutôt les excuses de Justin Trudeau.

“Ce dont nous parlons ici, ce qui est le sujet des conversations des derniers jours, est la façon dont Justin Trudeau s’est comporté quand les affaires de son passé ont ressurgi”, a-t-il ajouté, reprochant une fois de plus au chef libéral de ne pas avoir admis dès mercredi soir qu’il y avait plus de deux images embarrassantes.

M. Trudeau a offert des excuses mercredi soir et jeudi après-midi pour trois épisodes qu’il qualifie lui-même de “blackface”, un à une soirée costumée en 2001 alors qu’il était enseignant, un lors d’un spectacle au Collège Brébeuf où il étudiait à l’adolescence, et un au début des années 1990 alors qu’il était guide de rivière.

Par ailleurs, au Nouveau-Brunswick, M. Scheer a promis de l’argent fédéral pour mieux équiper les hôpitaux des provinces et ainsi diminuer les temps d’attente pour certains examens médicaux.

“Comme premier ministre, je vais investir un milliard et demi de dollars pendant notre premier mandat pour remplacer les vieux appareils d’IRM (imagerie de résonance magnétique) et de TDM (tomodensitométrie) et accroître le nombre d’appareils dans le système de santé canadien”, a-t-il déclaré.


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