La consommation de viande diminue encore

Une bonne nouvelle à confirmer pour l'environnement et le bien-être animal, les conséquences aussi de la crise qui touche certains secteurs agro-alimentaires.
Selon Bloomberg, l’année 2020 sera celle où la consommation par habitant de viande pourrait connaître sa plus forte baisse, - 3%, depuis au moins l’an 2000. 
Selon Bloomberg, l’année 2020 sera celle où la consommation par habitant de viande pourrait connaître sa plus forte baisse, - 3%, depuis au moins l’an 2000. 

VEGETARISME - Lentement, la côte de bœuf perd du terrain. Et l’épidémie de coronavirus n’a rien arrangé à sa situation. Selon Bloomberg, l’année 2020 sera celle où la consommation par habitant de viande pourrait connaître sa plus forte baisse, - 3%, depuis au moins l’an 2000.

Plusieurs raisons expliquent cette baisse, notamment parce que les consommateurs ont réduit leur budget concernant les courses alimentaires et que les restaurants ont fermé pendant de longues semaines depuis le début de la pandémie. Selon le cabinet de consulting Aaron Allen & Associates cité par l’agence, environ 2,2 millions de restaurants pourraient fermer dans le monde. À titre d’exemple, aux Etats-Unis, la moitié de la viande consommée dans le pays l’est au restaurant.

Difficile de dire si ces conséquences conjoncturelles dureront mais elles pourraient avoir des effets sur plus long terme. “Si les consommateurs prennent l’habitude de manger moins de viande pendant la pandémie, est-ce que ce sera le début d’une nouvelle ère dans notre alimentation”, se demande ainsi l’agence de presse financière.

Deuxième année consécutive

Pour émettre ces prévisions, Bloomberg s’est appuyée sur des données de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture qui avait déjà constaté une baisse de la consommation de viande l’année dernière. Chine, Brésil, Europe, Etats-Unis, les plus gros marchés de viande du monde sont touchés pour diverses raisons.

Sur deux ans, la baisse pourrait atteindre 5% sur la consommation de viande par personne, selon des données des Nations Unies.

Avant même la crise, un nombre croissant de personnes se tournaient aussi vers des régimes plus riches en protéines végétales principalement pour des raisons éthiques ou environnementales. Mais pour autant, cette année si particulière n’est pas terminée et il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur notre consommation.

En effet la population dans le monde augmente plus rapidement que la production de viande et cela pourrait encore déboucher sur une augmentation de notre consommation au niveau global.

Ce texte a été publié originalement sur le HuffPost France.

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