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04/12/2019 15:12 EST

Destitution: Trump était «prêt à mettre en péril» la sécurité des États-Unis

En demandant à Kiev d’enquêter sur Joe Biden, Donald Trump «a directement et explicitement invité une ingérence étrangère dans nos élections», a déclaré Jerry Nadler.

ASSOCIATED PRESS Photo/ Evan Vucci
Le président Donald Trump écoute le premier ministre italien Giuseppe Conte lors du sommet de l'OTAN à The Grove, le mercredi 4 décembre 2019 à Watford, en Angleterre.

Donald Trump était «prêt à mettre en péril» la sécurité des États-Unis pour tirer un bénéfice personnel dans l’affaire ukrainienne, a affirmé mercredi le parlementaire démocrate chargé de la nouvelle phase d’enquête en destitution visant le président au Congrès américain.

En demandant à Kiev d’enquêter sur Joe Biden, son rival potentiel lors de la présidentielle américaine de 2020, Donald Trump «a directement et explicitement invité une ingérence étrangère dans nos élections», a déclaré Jerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, en ouverture d’une audition publique.

«Il était prêt à mettre en péril notre sécurité et ses fonctions pour son bénéfice personnel et politique», a-t-il ajouté.

Le numéro deux républicain de la commission a alors pris la parole pour rejeter ces accusations, en suggérant que les démocrates voulaient monter un «coup d’État» avec cette procédure.

C’est une «imposture», a dénoncé Doug Collins. Puis il a repris, ironique, une ancienne déclaration de Jerry Nadler, lors de la procédure de destitution de Bill Clinton : «Ce coup d’État partisan sera marqué d’infamie dans l’Histoire de la Nation».

«Ce n’est pas une procédure en destitution, c’est un passage en force. Aujourd’hui, nous perdons notre temps», a-t-il martelé.

Donald Trump rejette toutes les accusations des démocrates en affirmant qu’il n’a pas exercé de chantage sur l’Ukraine pour qu’elle enquête sur la famille Biden. Leur rapport d’enquête est «une blague», a-t-il jugé mercredi.

L’opposition démocrate est au contraire convaincue qu’il a fait pression sur Kiev et abusé de ses pouvoirs, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à ce pays en conflit avec la Russie.

Forts de leur majorité à la Chambre des représentants, les démocrates ont lancé fin septembre la procédure en destitution contre Donald Trump, avec en vue sa possible mise en accusation, «impeachment» en anglais.

Il est toutefois peu probable que le président soit ensuite destitué puisqu’il reviendrait au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger et que son parti fait bloc autour de Donald Trump.

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