POLITIQUE
02/02/2021 13:42 EST

Déploiement des tests rapides au Québec: l'opposition critique le retard du gouvernement

Le ministère de la Santé réaffirmait lundi son manque de confiance face aux tests rapides antigéniques Panbio et BD Veritor, dont il a un million d’exemplaires.

Ute Grabowsky via Getty Images

QUÉBEC — L’hésitation du gouvernement Legault à déployer les tests rapides rappelle sa lenteur à recommander le port du masque, avec «ce que ça a donné comme conséquences», estime l’opposition officielle. 

Mardi, alors que reprenaient les travaux à l’Assemblée nationale, la porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en santé, Marie Montpetit, s’est étonnée de l’«entêtement» du gouvernement.

Selon elle, bien utilisés, ces tests peuvent faire «la différence» dans la lutte contre la COVID-19. Or, toutes les raisons semblent être bonnes au gouvernement pour ne pas s’en servir, a déploré la députée. 

Le PLQ souligne que depuis trois mois, le Québec n’a lancé qu’un seul projet pilote dans deux écoles. Pendant ce temps, l’Ontario, lui, a décidé de s’approvisionner massivement en tests rapides.   

Pourquoi le Québec est autant en retard? s’interroge le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, qui estime que le Québec se prive ainsi d’outils pour lutter contre la pandémie. 

«Parce qu’un outil n’est pas parfait, ou ne règle pas tous les problèmes, on ne l’utilise pas. C’est le même argument qui a été servi à l’époque pour le masque et (...) les purificateurs d’air», a-t-il rappelé.

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, leur a emboîté le pas mardi, en disant ne pas comprendre l’«hésitation», le «conservatisme» et la «peur» du gouvernement dans ce dossier. 

La veille, dans un breffage technique, le ministère de la Santé avait réaffirmé son manque de confiance face aux tests rapides antigéniques Panbio et BD Veritor, dont il a un million d’exemplaires.

En contrepartie, il privilégie le test rapide de détection des acides nucléiques ID NOW, car il le considère très fiable pour le dépistage, mais seulement dans le cas des personnes symptomatiques. 

Québec ne détient toutefois qu’un stock de 200 000 de ces tests. Le ministère entend déployer une capacité de 2000 tests rapides ID NOW par jour d’ici deux semaines et de 8000 par jour au mois de mars.