BIEN-ÊTRE
19/08/2019 11:44 EDT | Actualisé 19/08/2019 15:52 EDT

Denis Gagnon, ses muses, ses succès et 20 ans de création

À l'aube du 20e anniversaire de sa griffe, Denis Gagnon fait le point.

Lundi, le 19 août, le 19e Festival Mode & Design débutera pour 6 jours de défilés, de conférences, et de rencontres mode qui auront lieu à Montréal dans le quartier des Festivals. 

Cette édition s’ouvrira avec le volet des conférences emmené par Stéphane Leduc  - mémoire vive de la mode au Québec - qui aura notamment le plaisir de passer en revue 20 années de création du célèbre créateur québécois Denis Gagnon. Entretien avec un designer audacieux, libre et qui a su durer dans le temps, une petite performance en soi entre rayures, zippers, modèles «sport» et luxueux, volumes maîtrisés et lignes pures. 

Courtoisie
Denis Gagnon

«J’ai accepté parce que Stéphane Leduc m’a convaincu et qu’il a invité à mes côté trois femmes très importantes dans ma carrière. Il y a Azamit, ma muse, la grâce, la beauté, l’intelligence. Marie-Mai, une star (importante dans ma vie) qui aime la mode et qui l’achète (ce qui est assez rare ici). Et Nathalie Bondil, conservatrice du Musée des beaux-arts de Montréal, qui a été un vrai tournant dans ma vie. Elle m’a fait entrer au musée avec une exposition qui m’était dédiée. Mon seul regret est de ne pas avoir lancé ma marque à ce moment-là, j’avais la popularité, mais je n’ai pas trouvé de bons investisseurs à l’époque» - Denis Gagnon.

Courtoisie
Azamit, muse de Denis Gagnon.

Quels sont tes meilleurs moments mode?

«Chaque 5 ans, il s’est passé quelque chose. Il y a notamment eu ma boutique-atelier que j’ai ouvert il y a 8 ans dans le Vieux-Montréal;  l’association avec Bedo a été marquante; l’expo au Musée des beaux-arts de Montréal a été déterminante aussi. Et tout simplement le fait d’être encore là 20 ans après mes débuts, je travaille fort - et je peux en être fier! Mais il n’en demeure pas moins qu’il est difficile de s’exporter pour un créateur québécois. La compétition est féroce et il faut investir beaucoup d’argent. Tout est question de marketing. On est en pleine mode de l’argent et des grandes marques.»

Quelles sont tes collections préférées?

 «Ce sont celles qui s’en viennent, les plus pertinentes, les plus importantes. Si j’avais à revenir dans le passé, je dirais la collection avec les zippers dorés et les franges automne-hiver 2010-2011.» 

Comment est Denis Gagnon en 2019?

«Je me suis adapté parce qu’il faut vendre au bout de la ligne. Avant je n’avais pas 10 000 $ de charges fixes à payer à la fin du mois, maintenant il faut que je vende. Je dirais que je suis plus sportswear, sport-chic, mais aussi bohème. Mes modèles sont aussi plus relax, plus ajustables, plus fluides. »

Tu te verrais changer de métier?

«J’ai 58 ans, je ne ne peux pas me refaire, je ne pourrais pas faire autre chose. En ce moment, je suis en pleine création, c’est le fun! Parmi les projets qui m’excitent, il y a la collaboration avec Simons et aussi mon site Web - j’aimerais qu’il marche mieux d’ailleurs. »

Conférence : L’ univers de Denis Gagnon - avec Azamit, Nathalie Bondil et Marie-Mai, lundi 19 août 21h à l’Édifice Wilder – Espace danse.