Pourquoi tout le monde capote sur le Décathlon?

On dit que c'est le IKEA du sport.

Muni d’un mur d’escalade, d’un terrain de badminton et de paniers de basket, le tout nouveau magasin de sport Décathlon du Centre Eaton de Montréal grouille de clients curieux. Mais qu’est-ce qui les attire autant? Voici tout ce que vous devez savoir sur la populaire chaîne.

Ouverte depuis le samedi 26 octobre dernier, la première succursale montréalaise est installée dans l’ancienne boutique Les Ailes de la Mode sur la rue Sainte-Catherine. Difficile de la manquer, des autocollants au sol accompagnent la clientèle dès le métro McGill jusqu’à l’entrée.

Pas cher, pas cher!

Fondée en France en 1976, la chaîne a rapidement connu du succès grâce à son modèle d’affaires bien établi : elle conçoit, fabrique, distribue et vend tous ses propres produits en misant pendant tout le processus sur des bas prix, sans attribuer de marge intermédiaire.

«Notre but, c’est que tout le monde puisse faire du sport, peu importe leur budget», affirme Ludovic Atroune, responsable du développement de Décathlon au Québec. C’est d’ailleurs pourquoi l’entreprise, qui compte plus de 1350 adresses dans 39 pays, a atterri dans la Belle Province en 2018, à Brossard puis à Boisbriand. Elle voulait conquérir les Québécois ayant envie d’être actifs, mais qui ne se le permettaient pas, faute de moyen pour s’offrir la marchandise dispendieuse sur le marché.

Un sac à dos de randonnée coûte par exemple 5$, une raquette de tennis 17$, une paire de chaussures de course 60$. Si la plupart des articles sont fabriqués en Asie, d’où les prix abordables, quelques morceaux viennent d’ailleurs, comme les raquettes à neige canadiennes ou les maillots du Brésil.

Une offre variée

Chez Décathlon, pas d’Adidas, Nike ou autres grandes marques connues. Contrairement aux autres boutiques de sport, on y retrouve que les produits des marques maison. Et chaque discipline sportive a sa propre griffe, comme par exemple «Oroks» pour le hockey, ou «Quechua» pour la randonnée. «Notre but n’est pas d’écraser la compétition, de prendre la place d’un autre, un peu comme Netflix. On veut simplement agrandir le marché du sport et on est convaincu qu’on apporte une nouvelle chose sur le marché», dit M. Atroune.

Le magasin de Montréal offre vêtements et accessoires pour pratiquement tous les sports; de la pétanque au ski alpin, en passant par la plongée et le tir à l’arc, pour sportifs débutants à athlètes. Seuls les articles de pêche, de chasse et d’équitation ne sont pas disponibles à la succursale sur Sainte-Catherine.

Au jeu!

En boutique, (presque) tout est permis. Testez des vélos sur une plate-forme stationnaire devant des écrans, lancez des ballons de basket dans les paniers, jouez au badminton sur terrain gazonné, ou enfilez des chaussures pour grimper sur le mur d’escalade. On vous invite à vous lâcher… Pour tester l’efficacité des produits.

Le pouvoir de la communauté

Pour faire honneur à sa devise « rendre accessibles au plus grand nombre le plaisir et les bienfaits du sport », Décathlon mise sur les rassemblements sportifs via sa «Décathlon Community».

Accessible en ligne ou sur application mobile Android ou iOS, la plate-forme propose différentes activités sportives gratuites ou payantes auxquelles tout genre de sportifs peuvent s’inscrire. Et on n’essaiera même pas de vous vendre des produits de la chaîne, garantit M. Atroune. Les organisateurs sont indépendants. Alors êtes-vous plus en mode course écolo en groupe ou escalade aujourd’hui?