POLITIQUE
12/08/2019 18:05 EDT | Actualisé 12/08/2019 18:12 EDT

Débats des chefs: pas d'invitation envoyée à Maxime Bernier

Le commissaire David Johnston dit ne pas avoir encore décidé si M. Bernier, chef du Parti populaire du Canada (PPC), répond à deux des trois critères d’admission nécessaires pour se joindre aux débats.

OTTAWA — La commission mise sur pied par le gouvernement pour gérer deux débats des chefs — un en anglais et un en français — pendant la prochaine campagne électorale n’invite pas Maxime Bernier à participer à l’exercice; du moins pas encore.

Dans un communiqué publié lundi après-midi, le commissaire David Johnston annonce que les chefs bloquiste, conservateur, néo-démocrate, libéral et du Parti vert sont attendus à ces débats qui auront lieu en octobre.

Le commissaire dit ne pas avoir encore décidé si M. Bernier, chef du Parti populaire du Canada (PPC), répond à deux des trois critères d’admission nécessaires pour se joindre aux débats.

Ces trois critères, les voici: le parti doit présenter des candidats dans au moins 90 pour cent des circonscriptions le 21 octobre, le parti doit être représenté aux Communes par un député étant élu sous la bannière du parti, les candidats du parti ont «une véritable possibilité» d’être élus ou ils ont eu, dans une élection générale passée, au moins quatre pour cent des votes.

Comme le PPC est un tout nouveau parti, les deux derniers critères lui sont difficiles à remplir.

«Pour le moment, la Commission n’a pas reçu suffisamment de preuves lui permettant de conclure que le Parti populaire du Canada a une possibilité réelle de faire élire plus d’un candidat au cours de la prochaine élection fédérale», peut-on lire dans le communiqué de la commission.

Le parti a jusqu’au 9 septembre pour fournir pareilles preuves.

La liste définitive d’invitations sera publiée le 16 septembre.

Rien n’indique que tous les chefs invités accepteront l’invitation aux débats anglais le 7 octobre et français le 10 octobre. D’autres débats des chefs sont tenus par des institutions distinctes.

Le débat Munk, par exemple, se concentre sur la politique étrangère des chefs de partis. M. Bernier n’a pas reçu d’invitation pour celui-là non plus, ce qu’il a vertement dénoncé la semaine dernière.

Le chef du Parti conservateur Andrew Scheer, lui, s’est empressé d’annoncer qu’il serait au débat Munk. On ignore cependant ses intentions pour les débats organisés par le commissaire Johnston. Justin Trudeau, lui, s’est engagé à participer à deux débats pendant la campagne électorale.