POLITIQUE
31/07/2019 14:44 EDT | Actualisé 01/08/2019 07:54 EDT

Élections fédérales: les débats des chefs organisés par un groupe de médias

Le HuffPost fait partie des 8 médias qui présenteront les débats.

La Presse canadienne/montage HuffPost Québec
Jagmeet Singh, Andrew Scheer, Justin Trudeau et Yves-François Blanchet.

Les amateurs de politique canadienne auront un accès sans précédent aux prochains débats des chefs lors de la prochaine campagne électorale en partie grâce à la collaboration de nombreux médias, a déclaré la commission responsable d’organiser les événements.

Les deux événements se tiendront dans la région d’Ottawa, et pour l’instant le débat en anglais est prévu le 7 octobre et celui en français, le 10 octobre, a révélé Michel Cormier, le directeur général de la Commission aux débats des chefs.

Le groupe de médias comprend les diffuseurs CBC News / Radio-Canada, Global et CTV; les journaux Toronto Star, La Presse, Le Devoir et L’actualité; ainsi que les plateformes numériques HuffPost Canada et HuffPost Québec.

Ce large éventail de partenaires médiatiques permettra aux Canadiens de “regarder les débats sur la plateforme de leur choix, au moment qu’il leur convient”, a indiqué M. Cormier.

Le signal du débat devra être accessible gratuitement à quiconque souhaite le relayer, dans le but de garantir un large accès.

Les débats seront également traduits dans plusieurs langues, dont certaines langues autochtones, ainsi que le mandarin, le cantonais, le punjabi et l’italien. Cette liste n’est toutefois pas encore finalisée, a précisé M. Cormier.

Les Canadiens ayant un handicap devraient également avoir un meilleur accès aux joutes, qui seront traduites en langue des signes, sous-titrées et présentées en vidéodescription.

La facilité d’accès est importante, a expliqué M. Cormier, car les débats des chefs pourraient représenter un moment de la campagne où “tout le monde a accès à la même information en temps réel, sans intermédiaire ni distorsion”.

Qui y sera?

Il reste du travail à faire pour la commission, qui doit toujours dévoiler son interprétation des critères en vertu desquels les chefs seront autorisés à participer.

Selon les règles établies par le gouvernement, un parti doit répondre à deux de ces trois critères pour être invité au débat: avoir au moins un député élu sous la bannière du parti; avoir l’intention de présenter des candidats dans au moins 90 pour cent des circonscriptions du pays; avoir obtenu au moins 4 pour cent des votes lors de l’élection générale précédente ou avoir une chance légitime de remporter des sièges lors des prochaines élections.

À voir: les élections le 21 octobre comme prévu

À la lumière de ces critères, les libéraux, les conservateurs, les néo-démocrates et les bloquistes se qualifient. La chef du Parti vert, Elizabeth May, devrait également être présente puisque le parti a deux sièges au Parlement et qu’il est sur le point de présenter des candidats dans plus de 90 pour cent des circonscriptions.

Il reste toutefois le cas de Maxime Bernier, le chef du Parti populaire du Canada - formation politique qu’il a créée après avoir claqué la porte du Parti conservateur du Canada. M. Bernier ne répond pas au premier critère puisqu’il avait été élu en Beauce sous la bannière des conservateurs. Or, son parti présente 306 candidats, ce qui représente 90,6 pour cent des 338 circonscriptions au Canada, selon un porte-parole

Sa participation dépendra donc de l’interprétation que fera le commissaire David Johnston sur les chances du parti de faire élire des candidats aux élections.

Controverse aux élections de 2015

Les années précédentes, les débats étaient traditionnellement organisés par un consortium de diffuseurs, mais la dernière élection a été marquée par une controverse importante sur la participation des chefs de partis nationaux.

Le chef conservateur et premier ministre sortant, Stephen Harper, avait refusé de participer aux débats du consortium, et Thomas Mulcair, qui était alors chef de l’opposition officielle néo-démocrate, avait refusé d’y être sans la présence de M. Harper.

Le chef conservateur avait finalement participé à un débat français du consortium, mais les événements en anglais avaient été organisés par différents producteurs.