POLITIQUE
08/10/2019 06:46 EDT | Actualisé 08/10/2019 07:17 EDT

Voici quelques déclarations des chefs à l'issue du débat en anglais

Les chefs ont dû répondre aux questions des journalistes lors des points de presse qui ont suivi le débat en anglais.

GATINEAU, Qc — Voici quelques citations des chefs de parti lors des points de presse qui ont suivi le débat électoral en anglais de lundi soir:

Justin Trudeau, Parti libéral

«Il n’y a pas d’oléoducs de proposé pour traverser le Québec en ce moment.»

«J’ai toujours dit la même chose sur la loi 21 en français et en anglais.»

Sur la contestation possible de la loi sur la laïcité: «J’ai dit que je n’allais pas intervenir dans le cas actuel (...) mais je ne fermerai pas la porte à intervenir à d’autres étapes.»

«Je suis très très content qu’une aussi grande partie de ce débat, à travers tous les thèmes, portait en fait sur les changements climatiques et nos façons de les combattre.» 

Andrew Scheer, Parti conservateur

Il a dû défendre l’emploi des mots en anglais «fraud» et «phony» pour décrire M. Trudeau durant le débat:

«J’ai utilisé les mots comme ça, parce qu’ils s’appliquent. Justin Trudeau n’est pas honnête avec les Canadiens, et toujours il cache la vérité. (...) Je crois qu’il est clair pour tous les Canadiens et les Canadiennes que M. Trudeau n’est pas celui qu’il prétend être.»

Sur les contestations de la loi 21 sur la laïcité: «J’ai toujours été clair. On ne vas pas intervenir. Point final. (...) Mon équipe et moi avons toujours été clairs, on ne va pas intervenir.»

«L’industrie qui embauche le plus de membres de Premières Nations est le secteur minier. L’entreprise qui embauche le plus de Canadiens autochtones est une entreprise pétrolière et gazière.»

Jagmeet Singh, Nouveau Parti démocratique

Il a semblé ouvrir la porte à une contestation de la loi 21 sur la laïcité si le dossier devait se rendre en Cour suprême.

«Si cela se rend en Cour suprême, n’importe quel premier ministre, juridiquement, devrait y jeter un oeil. (...) Légalement, comme premier ministre, il faut regarder tous les cas devant la Cour suprême, et comme premier ministre, je vais le regarder.»

«Je ne veux pas m’ingérer dans la poursuite en ce moment. Ce que je vais faire, c’est de montrer qu’un projet de loi qui divise la population, c’est mauvais, et je veux trouver des façons de rassembler la population.»

À voir: la vidéo intégrale du débat des chefs en anglais

 

«Ce que je veux faire, c’est de gagner le coeur des Québécois et Québécoises, de montrer que je suis quelqu’un qui est pour les droits des femmes, pour la communauté LGBTQ, pour la lutte contre la crise climatique, pour créer une société plus juste contre les paradis fiscaux, pour taxer les gens du web, et oui, je porte un turban, on peut travailler ensemble.»

Elizabeth May, Parti vert

Si elle estime que le chef néo-démocrate Jagmeet Singh avait remporté une bataille contre elle: «Pas du tout. Je me suis sentie à l’aise et je n’ai pas le sentiment qu’il y a eu un combat (entre M. Singh et moi-même). Je crois que j’ai soulevé les points que je devais soulever, et je suis d’accord avec Jagmeet Singh, ce n’est pas un choix entre les libéraux et les conservateurs. Les Canadiens ont des options, et la véritable option est de voter vert.»

À propos des votes sur le droit à l’avortement: «Les verts ne donnent pas de ligne de parti sur les votes, car nous croyons que les membres du Parlement devraient représenter leurs électeurs. C’est pourquoi nous faisons des vérifications au préalable pour s’assurer qu’ils partagent nos valeurs.»

«Nous voulons nous assurer que nous appliquons les taxes sur les entreprises de commerce en ligne d’une manière qui permet au Canada de récupérer une juste part de ce qu’elles devraient payer comme taxes.»

Yves-François Blanchet, Bloc québécois

«Les Québécois doivent se méfier autant de M Trudeau que de M Scheer», en faisant référence au fait que Justin Trudeau ne s’est pas engagé à ne pas construire un autre pipeline au Québec.

SEAN KILPATRICK via Getty Images

Sur ce qu’il a appris pour le débat de jeudi: «qu’ils vont tous essayer de me faire la peau en même temps».

Maxime Bernier, Parti populaire du Canada

«Je pense que j’étais un des seuls leaders qui a parlé de sa plateforme sans attaquer vraiment les autres leaders.»

«On a eu l’opportunité de parler de vraies choses.»

«M. Scheer et M. Trudeau, pour moi, c’est du pareil au même.»

«Pour moi, c’est mon moment le plus heureux en politique» - quand on lui a demandé s’il aurait été plus heureux de participer à ce débat comme chef du Parti conservateur.