POLITIQUE
29/08/2019 12:04 EDT | Actualisé 29/08/2019 14:33 EDT

Des problèmes plus pressants que l'abolition des commissions scolaires, dit la CSQ

Le gouvernement Legault devrait travailler à solutionner les problèmes vécus dans le milieu de l’éducation, estime la CSQ.

MONTRÉAL — Plutôt que de consacrer son énergie à abolir les commissions scolaires, cet automne, le gouvernement Legault devrait travailler à solutionner les problèmes vécus dans le milieu de l’éducation, comme la pénurie, les conditions de travail du personnel, le manque de soutien, de valorisation et d’autonomie, estime la CSQ.

La Centrale des syndicats du Québec, qui représente 200 000 membres, dont des enseignants, des professionnels de l’éducation et du personnel de soutien, a rencontré la presse à l’occasion de la rentrée scolaire, jeudi à Montréal, pour faire le point sur le contexte dans lequel elle se déroule.

La présidente de la CSQ, Sonia Éthier, et les présidents des trois fédérations concernées ont dit croire que le gouvernement Legault n’avait pas à attendre la négociation des conventions collectives, dont le processus doit être enclenché cet automne, pour régler les problèmes soulevés.

Le Québec fait face à une pénurie d’enseignants, alors que l’on prévoit 65 000 élèves de plus d’ici cinq ans et que plus de 200 000 élèves ont un diagnostic de handicap ou de difficultés d’adaptation ou d’apprentissage et nécessitent donc un suivi professionnel, a-t-elle souligné.

Mme Éthier invite donc le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à consacrer ses énergies à s’attaquer à ces problèmes plutôt que de travailler à abolir les commissions scolaires.

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