COVID-19: Airbnb interdit les «partys»

L’entreprise veut aussi mettre en place un moyen visant à signaler ces fêtes.

Airbnb a décidé d’interdire l’organisation de fêtes ou d’événements alors que la plateforme de location de logements entre particuliers tente de redorer son blason et de se conformer aux règles visant à limiter la propagation de la COVID-19.

La société établie à San Francisco a indiqué jeudi qu’elle limitait la capacité à 16 personnes dans les logements ou propriétés offertes sur son site. Des exceptions seront permises pour des hôtels ou d’autres lieux de rassemblement.

Airbnb a signalé qu’elle pourrait poursuive ceux qui contournent les règles. La semaine dernière, pour la première fois, l’entreprise avait intenté un recours judiciaire à l’endroit d’un utilisateur ayant organisé une fête non autorisée à Sacramento, en Californie.

La société a toujours interdit les fêtes non autorisées et a indiqué cette disposition figurait sur environ 75 % des annonces diffusées sur sa plateforme.

À la suite d’une fusillade mortelle survenue l’année dernière à l’Halloween — et qui a coûté la vie à cinq personnes — dans un endroit loué en Californie, Airbnb a pris une série de mesures pour encadrer les fêtes et rassemblements.

L’étau se resserre

En novembre dernier, Airbnb a commencé à se pencher davantage sur les réservations aux États-Unis et au Canada afin d’annuler les réservations jugées suspectes — comme lorsqu’un utilisateur effectue une réservation à proximité de son domicile. Ce programme a été étendu à l’Australie la semaine dernière.

La société a toujours interdit les fêtes non autorisées et a indiqué cette disposition figurait sur environ 75 % des annonces diffusées sur sa plateforme.  
La société a toujours interdit les fêtes non autorisées et a indiqué cette disposition figurait sur environ 75 % des annonces diffusées sur sa plateforme.  

Le mois dernier, Airbnb avait interdit à ses clients américains et canadiens de moins de 25 ans et ayant reçu moins de trois commentaires positifs de réserver des maisons à proximité de leur lieu de résidence. Cette politique est en vigueur, depuis la semaine dernière, au Royaume-Uni, en Espagne ainsi qu’en France.

L’entreprise a également l’intention de mettre en place un moyen visant à signaler les fêtes non autorisées.

Airbnb — qui compte plus de 7 millions d’annonces sur sa plateforme — propose des centaines de logements pouvant accueillir 16 personnes. Il y en a au moins 53 à Londres, 277 à Pékin, 170 à New York et 116 à Los Angeles, selon son site web.

Fondée il y a 12 ans, l’entreprise vient de déposer les documents auprès des autorités réglementaires américaines en vue d’effectuer une entrée en Bourse.

Airbnb a également déclaré qu’elle voulait s’assurer de respecter les recommandations des autorités de la santé publique. Par exemple, le comté de Los Angeles interdit les rassemblements de personnes de différents ménages.

La compagnie a estimé que la fermeture de bars et de boîtes de nuit en raison du nouveau coronavirus avait mené à une augmentation des grandes fêtes, parfois dans les logements et maisons figurant sur sa plateforme.

«Nous ne voulons pas (être associé à cela) et quiconque autorise ce comportement ne devrait pas être associé à notre plateforme», a souligné Airbnb, dans un message publié sur son site web.