POLITIQUE
18/11/2019 18:06 EST | Actualisé 18/11/2019 19:26 EST

Course à la direction du PLQ: Marwah Rizqy renonce

Elle se range plutôt en faveur du nouveau venu dans la course, Alexandre Cusson, maire de Drummondville et ex-président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
Marwah Rizqy (photo d'archives)

QUÉBEC — Après Gaétan Barrette la semaine dernière, au tour de la députée libérale Marwah Rizqy de renoncer à se lancer dans la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ).

Elle se range plutôt en faveur du nouveau venu dans la course, Alexandre Cusson, maire de Drummondville et ex-président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Ce faisant, Mme Rizqy est la première du caucus libéral à lui apporter son appui et fait donc bande à part par rapport à plusieurs élus libéraux de la région métropolitaine qui soutiennent plutôt une autre prétendante, la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, Dominique Anglade.

Reconnue pour son franc-parler, Marwah Rizqy, élue il y a à peine un an députée de Saint-Laurent, était pressentie pour faire le grand saut et avait laissé entendre qu’elle était intéressée. Finalement, elle a fait savoir, lundi, que ce n’était pas à titre de cheffe qu’elle pourrait le mieux contribuer au renouveau de son parti, selon ses mots.

Dans une déclaration publiée dans sa page Facebook, la fiscaliste et juriste de formation a indiqué qu’elle était arrivée à cette conclusion après une réflexion sérieuse.

«Je désire m’investir sur le plan des idées et joindre une nouvelle génération de libéraux progressistes, écrit-elle. Je me réjouis de voir une personne comme Alexandre Cusson considérer se porter candidat à la chefferie. Je vois en lui un leader en mesure de rassembler notre formation politique et d’offrir aux Québécois une vision ambitieuse pour l’avenir de notre nation. M. Cusson pourra compter sur mon appui ainsi que celui de plusieurs membres de mon équipe s’il décide de se lancer dans la course.»

Rappelons que Dominique Anglade est officiellement dans la course, mais qu’Alexandre Cusson a manifesté son intention la semaine dernière, tandis que Gaétan Barrette a fait savoir vendredi, après avoir jaugé ses appuis potentiels, qu’il n’allait pas être en lice. Marie Montpetit avait aussi lancé la serviette un peu plus tôt cette année.

Mme Anglade a déjà recueilli l’appui de 11 élus du groupe parlementaire libéral, dont de nombreux membres influents, comme l’ancien ministre des Finances, Carlos Leitao, ainsi que les ex-ministres Hélène David, Kathleen Weil, Marie Montpetit, et la dernière en lice, Christine St-Pierre, qui a joint le clan officiellement samedi dernier.

La course sera lancée officiellement la fin de semaine prochaine, au Conseil général du PLQ à Sherbrooke.

M. Cusson a réagi sur Twitter à l’appui de Mme Rizqy. «J’en suis honoré. Je la remercie pour sa confiance. Je poursuis ma réflexion et ferai le point au Conseil général à Sherbrooke ce week-end», a-t-il écrit.

Aux élections générales d’octobre 2018, le PLQ a pratiquement été rayé de la carte hors de la région métropolitaine et de l’Outaouais. Son seul siège à l’Est, dans Jean-Talon à Québec, est actuellement en jeu dans une élection complémentaire, après la démission du député Sébastien Proulx.

Dans le duel qui semble se profiler entre Dominique Anglade et Alexandre Cusson ressort un des grands enjeux de fond du PLQ: le prochain chef pourra-t-il renouer avec les francophones et les régions du Québec? Depuis plusieurs mois, Dominique Anglade ratisse les régions pour y recueillir des appuis, tandis que M. Cusson pourrait compter sur son réseau issu de l’UMQ.

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